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Au service de Cité Attlee

24 septembre 2005, 20:00

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Comme le slogan de la quinzaine d?activités, organisées pour fêter les quarante ans de la cité, l?indique, c?est un moyen d?être « Ensam pou nou cité » ! Au milieu des intervenants, se dresse un homme, svelte, vêtu d?un sweat-shirt bleu et d?un pantalon assorti.

L?engagement qu?il voue à cette région, Clet Adolphe l?a pris depuis qu?il a sept ans, lorsqu?il est venu habiter à Cité Attlee après avoir vécu à Forest-Side. Un travail de longue haleine pour favoriser la solidarité parmi les habitants. Cette qualité, il la tient de son père, Clément, électricien.

Celui-ci se démenait pour subvenir aux besoins de la famille tandis que Thérèse, son épouse, s?occupait de Clet, de ses frères, Hervé et Désiré, et de ses trois s?urs, Pauline, Véronique et Marie-Claire. « Les familles de l?époque vivaient avec le strict minimum, mais je garde un souvenir inoubliable de mon père qui, malgré tout, se montrait toujours solidaire avec les autres. S?il y avait quelqu?un qui avait un problème électrique ou un appareil qui ne fonctionnait pas, il allait tout de suite le réparer », raconte-t-il.

Élève à l?école primaire Notre Dame de la Confiance, puis dans les collèges Eden et St Joseph, c?est à cette époque qu?il est touché par l?appel du social.

Il rejoint un groupe d?élèves qui re-cueillent des fonds pour financer la scolarité d?autres enfants. Après ses étu-des, il devient représentant commercial pendant trois ans, puis intègre le département international d?une banque.

Au même moment, la tension règne dans la cité. Il y a d?énormes problèmes sociaux (dus à l?alcoolisme entre autres), un climat de violence et d?insécurité, au point où les chauffeurs de taxi refusent d?entrer dans la cité. C?est alors que Clet Adolphe décide de fonder un comité de quartier avec des vétérans tels qu?Hervé Dieudonné, Émile Cottéga, Tony Chelvan et Rosemonde Mootooveeren.

<B>Clet trouve à peinele temps de souffler</B>

« Jeune, je voyais le mal que ces fléaux faisaient aux familles. Nous voulions sensibiliser les habitants et créer un espace pour qu?ils puissent s?exprimer sur leurs difficultés, sur des projets pour améliorer les conditions de vie. Nous les aidions aussi à résoudre leurs problèmes et autres tracasseries administratives. »

Le comité a finalement débouché sur l?institution d?une force vive, avec le soutien de bon nombre de petits groupes de la cité. D?abord réticents, les habitants ont adhéré à cette idée. « Le plus important, c?est que les gens comprennent qu?il faut se soutenir les uns les autres. Notre satisfaction au niveau des forces vives, c?est de voir qu?on peut rendre les gens heureux et contribuer à un meilleur environnement, à plus de dignité. Avant, il y avait toujours une image négative

des gens vivant dans les cités. Mais les choses ont changé et cela apporte une joie de vivre qui nous donne envie de nous investir encore plus. »

Le bénévolat n?est toutefois pas toujours de tout repos. Il faut braver certaines contraintes au niveau de la vie familiale et sociale. Marié et père de deux enfants, Clet Adolphe trouve à peine le temps de souffler. Il y a encore et toujours des comités, des activités, des projets sur lesquels il faut plancher, comme par exemple, les 40 ans de la cité.

« Nous voulons rallumer la flamme de la convivialité, privilégier les activités pour les jeunes et développer leurs talents. Cela leur permet de se donner à fond dans un domaine et ne pas être happés par les fléaux. Ainsi, depuis le 11 septembre, nous avons organisé des jeux, des salons culinaires, des quizz, un déjeuner pour les personnes âgées, une compétition de poésie. »

Lors de cette campagne, les plus âgés ont aidé les jeunes. Une conférence débat sur la situation de la cité a eu lieu au cours de la semaine. Aujour-d?hui, cette quinzaine d?activités se terminera en musique par un tournoi de football, la finale du concours de poésie et des fun games.

Et toujours dans le souci de mener un combat contre l?alcoolisme et la drogue auprès des jeunes de Curepipe, Clet Adolphe a fait partie de plusieurs comités paroissiaux, qui ont abouti à la création de Terre Nouvelle, une ONG dont il est le président. « Si chacun apporte sa contribution, on va apporter un réel épanouissement et faire progresser la cité. »

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