Publicité
Au moins six morts en Libye, la révolte se poursuit dans plusieurs pays arabes
Par
Partager cet article
Au moins six morts en Libye, la révolte se poursuit dans plusieurs pays arabes
Des affrontements ont éclaté jeudi dans plusieurs villes de Libye où l''''opposition avait appelé  à un "Jour de colère" contre le régime de Mouammar Kadhafi, qui a mobilisé ses partisans à Tripoli. Au moins 6 manifestants ont été tués.
Selon un habitant de Benghazi, deuxième ville du pays, le bilan s''élève désormais à cinq morts à Al Baïda - trois morts ce jeudi lors d''affrontements en marge des funérailles de deux jeunes gens tués la veille.De même source, on fait état de plusieurs morts à Ajdabiya, situé à 160 km à l''ouest de Benghazi.Mais, les lignes téléphoniques étant coupées et la zone interdite aux journalistes, il est impossible d''établir un bilan exact.
Dans la capitale, aucun signe de manifestation d''opposants n''a été relevé par un correspondant de Reuters. Des centaines de partisans du pouvoir se sont en revanche massés sur la place Verte, en lisière de l''ancienne "médina". Ils scandaient des slogans "Nous défendons Kadhafi et la Révolution !".
Les violentes répressions de manifestations contre des régimes autoritaires en place depuis des décennies au Moyen-Orient ont déjà fait de nombreux morts, rappelle notre confrère français du Figaro.fr qui dresse un bilan ce vendredi matin.
Au Bahreïn, les forces anti-émeutes ont attaqué les protestataires sans sommation, dans la capitale Manama. Au moins 6 manifestants ont été tués depuis le début des manifestations, lundi,  selon l’opposition. Un bilan officiel du ministre bahreïni de la Santé fait état de  trois morts et  195  blessés. Jeudi, des chars ont fait leur apparition dans cette ville. Pour sa part, l''opposition a officiellement réclamé la démission du gouvernement, alors que le  bloc chiite au Parlement bahreïni, qui compte 18 sièges sur 40, a annoncé jeudi son intention de se retirer de l''Assemblée.
La tension est également forte au Yémen. Plus de 25 manifestants ont été blessés jeudi dans de violents affrontements à Sanaa entre des étudiants et des partisans du pouvoir. Les manifestants, estimés à quelque 2000, ont été attaqués dès leur sortie du campus par des partisans du Congrès populaire général (CPG), armés de gourdins et de pierres. À Aden, autre foyer de contestation, l''armée s''est déployée en force, au lendemain de manifestations d''une rare violence.
Le président Ali Abdallah Saleh, à la tête du pays depuis 32 ans, a déjà fait plusieurs concessions aux manifestants qui exigent son départ. L''opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, n''a plus organisé de manifestation depuis une marche de dizaines de milliers de ses partisans, le 3 février.
En Irak, la grogne sociale a gagné jeudi les veuves et les orphelins dans la ville pétrolière de Kirkouk tandis qu''à Kout, dans le sud, où un manifestant avait été tué la veille, une nouvelle manifestation a eu lieu.
L''agitation a aussi touché l''Iran où, après plus d''un an de silence, les opposants au régime sont redescendus dans la rue lundi. Deux partisans du régime ont été tués dans ces manifestations. Les obsèques de l''un d''entre eux ont donné lieu à des incidents mercredi entre pro et anti-gouvernement. Les mouvements de révolte semblent également inquiéter l''Autorité palestinienne.
Le président Mahmoud Abbas a chargé lundi le premier ministre Salam Fayyad de former un nouveau gouvernement. En Jordanie, le ministre de l''Intérieur a annoncé mardi un assouplissement de la loi sur les rassemblements publics, qui pourront désormais se tenir sans autorisation préalable. Enfin, en Algérie, la Coordination nationale pour le changement démocratique (CNCD) organise une nouvelle «marche pacifique» samedi prochain.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents