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Au bout de ses rêves

17 décembre 2007, 00:00

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Sa compagnie n?existe que depuis un mois. Mais, déjà, elle affiche de grandes ambitions. A travers un Managing Director enthousiaste, passionné et très jeune, en la personne de Prashane Gokhool, âgé de 22 ans seulement. Colombelles Ltd. - c?est le nom de sa compagnie - donne à la fois dans l?événementiel, Meetings Incentives Conferences Exhibition (MICE), Management, Tour-opérateur, l?import-export, le transport, la décoration florale, le massage et la méditation, et finalement le service VIP avec gardes du corps. Il est aussi le project manager pour la création de services touristiques entre Maurice et Seychelles.

C?est qu?il aime aller vite Prashane. C?est son petit défaut. «Je suis toujours pressé. Je ne fais pas trop attention à ce que disent les autres. Parce que je pense que mon idée est la meilleure.» Il le dit. Le répète. Sans une once de fausse modestie. «J?ai des idées. C?est cela ma force.» Il ne s?accorde pas tous les mérites certes. «Je travaille avec des gens d?un certain âge qui sont sur le terrain depuis longtemps.» Son équipe est aujourd?hui composée d?une quinzaine de personnes. Mais, il a commencé seul. «J?aime travailler en solo au début. Avant d?impliquer tout le monde. Aller au bout de ma quête.»

Le rôle de sa famille n?est pas à négliger non plus. «J?ai la chance d?avoir une mère qui croit dans mes idées, un père qui exige que je sois passionné, une s?ur et un frère qui me forcent à réfléchir mieux. Et un petit frère qui a une réaction face à la vie, qui m?émerveille.»

«J?ai la chance
d?avoir une mère qui croit dans mes idées, un père qui exige que je sois passionné, une s?ur et un frère qui me forcent à réfléchir mieux. Et un petit frère qui a une réaction face à la vie qui m?émerveille.»

Et de continuer comme si sa reconnaissance n?était pas évidente. «Quand nous sommes jeunes, nous avons des rêves. Nous voulons réussir.Nous sommes comme des vagues. Nous allons partout. Nous écrasons tout sur notre passage. Mais, il ne faut pas oublier que cette vague a pour source la mer. Ma mère, mon père, ce sont eux qui me donnent la force d?être cette vague qui s?élance vers l?horizon.»

D?où lui est venue l?envie d?intégrer ce secteur? Depuis ses études au Lycée des Mascareignes, il se découvre une passion pour tout ce qui touche à l?organisation d?événements. Etant à un moment délégué de classe, il y trouve là, un moyen de mettre ses compétences à bon escient. Qui plus est, il s?estime fait pour le métier étant «un bon vivant qui est très ouvert, à l?écoute et rempli d?énergie». Son baccalauréat en poche, il en fait un diplôme en massage thérapeutique. Puis, il fait un autre en Hotel Management à l?école hôtelière

Sir Gaëtan Duval. Il a l?occasion d?effectuer quelques stages à Maurice aussi bien qu?à l?étranger. Notamment au restaurant La Gavroche à Londres et au Shanti Ananda en Inde.

Parmi ses nombreuses autres réalisations, on retrouve l?organisation de plusieurs raids ou encore la coordination de quelques activités pour la Miss Mauritius 2007.

Ce parcours déjà intéressant ne lui suffit pas. Il veut faire des études en Sciences politiques. Voulant faire carrière dans la politique. «Parce que comme j?ai un rêve pour moi, j?ai aussi un rêve pour mon pays.» De quel rêve s?agirait-il ? «Il faut donner aux Mauriciens la possibilité de voyager pour qu?ils découvrent qu?ils ont tout dans leur pays.» Ces rêves quels qu?ils soient, sont pour plus tard. Pour l?instant, «je n?ai pas la sagesse qu?il faut. Je me contente de suivre mon père Sailendra Gokhool, un example parfait pour moi». Pour rappel, Sailendra Gokhool est l?ex-directeur général de la State Investment Corporation et membre du Mouvement militant mauricien.

Prashane l?a dit. Il a des idées. Et de bonnes ! Comme celles d?apprendre à des touristes à préparer eux-mêmes des faratas. Les faire participer à des célébrations religieuses. Histoire de connaître la vraie île Maurice. Il a également de nombreux projets. Tels que créer des centres thérapeutiques ouvrir des restaurants dans différentes régions d?Asie avec des chefs mauriciens. Parce qu?il «faut exporter le sourire et la joie de vivre mauriciens. Le monde rayonnera un peu plus alors».

En attendant, c?est lui qui rayonne parce que «j?ai été très gâté par la vie. Et j?ai pu réaliser mes rêves. C?est l?essentiel.»

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