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Arsenal,l?heure de vérité
Arsenal, c?est le Brésil ! Les Gunners ont bluffé tout le monde mardi en Ligue des champions. En perforant sept fois les filets du Slavia Prague, les Londoniens ont non seulement égalé le record de la victoire la plus large en C1 (détenu par la Juventus depuis 1995) mais ils ont aussi démontré qu?ils avaient des ambitions nationales et internationales.
Si le Slavia était du menu fretin en face, Arsenal a le mérite d?avoir su exploiter la moindre faille pour réaliser le match parfait, comme Manchester face à la Roma la saison dernière (7-1).
Les Gunners ont séduit par la qualité de leur jeu et de leurs buts. Franchement, les enchaînements à une touche de balle, la talonnade sublime d?Eboué sur le 7e but ou le but en solo ahurissant de Hleb (avec une feinte de frappe) nous ont donné l?impression de voir la Seleçao de Ronaldinho à l?oeuvre.
Avec les rouge et blanc, il n?y a pas de place pour les buts de raccros et les victoires à la Pirrhus. On joue au football, on se crée des occasions et on plante des buts à la pelle lorsque la chance sourit. C?est la raison pour laquelle l?Emirates Stadium, leur nouveau fief, est plein à craquer à chaque match. Beaucoup plus rentable que le vieux stade d?Highbury du reste.
Pourtant, il n?y a pas de superstar au club, Henry et Vieira étant retournés vers le football latin de leurs débuts. Mais lancer des jeunes au grand potentiel et pas forcément connus, c?est la formule magique d?Arsène Wenger.
Il l?a d?ailleurs reconnu sans peine, avec son flegme habituel, mardi, après la démonstration de football face aux Tchèques au micro de Canal + : ?C?est une philosophie qui me correspond tout a fait?.
Pour ceux qui seraient surpris de voir Arsenal jouer aussi bien, on leur rappellera que l?entraîneur alsacien a constamment innové, brisé les idées reçues et tutoyé les sommets depuis son arrivée au club londonien, il y a un peu plus de dix ans maintenant.
Avec Wenger à ses côtés, Arsenal marche fièrement et sereinement vers l?avenir. Les dirigeants du club le savent. C?est la raison pour laquelle ils viennent tout juste de faire sculpter un buste en bronze de l?entraîneur français devant l?Emirates. Un honneur rare que messire Wenger a accueilli en toute modestie, sous la forme d?une boutade, ?pourtant, je ne suis pas encore mort !?
Un jeu à se pourlécher les babines, un avenir qui s?annonce flamboyant avec des millions de £ à l?horizon, des résultats très prometteurs : tous les voyants sont au vert à Arsenal. Ou presque. Mais ce dimanche, sur la verte prairie d?Anfield, un adversaire redoutable se dressera en travers de la route des Gunners : le Liverpool FC.
La bête est blessée, avide de revanche. Humiliés en Ligue des champions cette semaine par le modeste Besiktas Istanbul (2-1), les Reds sont au pied du mur et ne feront aucun cadeau à leurs invités. Un pressing intensif et une bataille physique acharnée se profilent à l?horizon entre les deux invaincus de la Premier League.
Car la course au titre, c?est la priorité des priorités de Liverpool cette saison. Le co-propriétaire américain du club, Tom Hicks, l?a encore rappelé vendredi à Rafael Benitez au cas où ce dernier aurait la mémoire courte?
Voilà un vrai test des ambitions d?Arsenal ce soir. Pour être champion, il ne faut pas seulement bien taper dans le ballon, il faut aussi avoir du vice et savoir arracher un résultat face aux grands. Wenger sait que l?heure de vérité est venue puisque après Liverpool, ce sera au tour de Manchester United de croiser le fer avec ses Young Guns, la semaine prochaine. Theo Walcott rêve de faire oublier son ami Robin Van Persie, blessé?
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