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Arrestation arbitraire : La police condamnée à payer des dommages de Rs 10 000 à une maraîchère

24 mars 2012, 20:00

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Arrestation arbitraire : La police condamnée à payer des dommages de Rs 10 000 à une maraîchère

Le Commissaire de police et l’Etat ont été reconnus coupables pour abus d’autorité. Une maraîchère leur avait réclamé des dommages de Rs 500 000 après avoir été détenue illégalement. Elle était soupçonnée d’avoir traité un policier de « licien ». 


Les contribuables devront payer pour une bourde commise par les officiers du poste de police de Line Barracks. La Cour intermédiaire a condamné l’Etat ainsi que le Commissaire de police à verser des dommages de l’ordre de Rs 10 000 à la maraîchère Fatma Bibi Rughoonauth pour détention illégale.

La magistrate Wendy Rangan estime que les policiers ont fait preuve de zèle en maintenant cette habitante de la capitale durant plus de deux heures au poste de police pour une histoire somme toute banale.

Fatma Bibi Rughoonauth avait entré une action au civil contre le chef de la police ainsi que l’Etat après qu’elle ait été retenue aux Casernes centrales pour insulte à un agent dans l’exercice de ses fonctions.

Les faits remontent au 10 janvier 2009. Il pleuvait à Port-Louis. Un véhicule de police transportant les agents Shamtally et Gangaram à la rue Edith Cavell, a aspergé Fatba Bibi Rughoonauth en roulant dans une flaque d’eau. Celle-ci s’est alors écriée « lichien ».

La maraîchère a alors été priée de suivre les policiers jusqu’aux Casernes centrales. Pendant près deux heures, elle a été retenue contre son gré et il lui a été défendu de sortir pour passer un appel bien qu’elle n’fût pas en état d’arrestation.

L’un des policiers s’était senti humilié par les propos de la plaignante et il a été établi que si elle avait présenté ses excuses, elle n’aurait pas été forcée à rester au poste. Pour la magistrate Wendy Rangan, la maraîchère n’a droit qu’à des dommages de Rs 10 000 au lieu des Rs 500 000 qu’elle avait réclamées, n’ayant pu soutenir le stress psychologique qu’elle dit avoir enduré suite à cette affaire.

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