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Anousha, 3 ans, torturée à mort par sa mère
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Anousha, 3 ans, torturée à mort par sa mère
Des cris de joie s?élèvent à la rue Robertson, à Chebel. Une dizaine de gosses jouent à même l?asphalte, sous le regard rieur de leurs mères, à côté d?une maison qui ne paie pas de mine. Personne ne sait dans cette rue, pas même les voisins d?à côté qu?un enfant comme le leur y a rendu son dernier souffle. Torturée pendant des jours par sa mère, Anousha Banee, 3 ans, a été conduite en quatrième vitesse, par celle-ci, à l?hôpital Jeetoo dans la nuit de vendredi à samedi.
Mais il était trop tard. La malheureuse enfant a succombé à une septicémie provoquée par les blessures que lui a infligées sa mère d?après l?autopsie faite par le chef du service médico-légal, le Dr Satish Boolell, dans la journée d?hier.
Anousha a été battue, brûlée avec des mégots de cigarettes et marquée à vif par un couteau dont la lame a été chauffée à blanc. Pire, elle a aussi subi des sévices sexuels.
La mère, Rajni Mooneesamy, 24 ans, a immédiatement été appréhendée par la Criminal Investigation Division (CID) de Stanley et elle est passée aux aveux, reconnaissant avoir maltraité son enfant des semaines durant.
Il n?est pas exclu que son compagnon, un dénommé Stephan, soit entendu dans les jours à venir par les limiers menés par l?inspecteur Larose et supervisés par l?assistant surintendant Noël et le surintendant Ramchandar.
<B>Des gens discrets</B>
Les enquêteurs sont d?avis qu?il a sans doute dû se rendre compte que la mère mettait l?enfant au supplice. Ce qui équivaut à de la non-assistance à personne en danger. Joint sur son cellulaire, Stephan n?a pas souhaité faire de commentaires sur cette abominable affaire. Avec Rajni, il venait d?aménager dans la maison vieillotte il y a un mois à peine.
Les voisins, qui habitent à moins d?un mètre de leur maison, les décrivent comme des gens discrets. « Zame pa tann ene son kot zot, zame pane tann bane zenfan la », explique une voisine avec effroi quand on lui apprend la nouvelle.
Les services de protection de l?enfance sont sur le qui-vive car Anousha a aussi une aînée. Ils veulent s?assurer que cette enfant n?a pas été victime d?abus elle aussi.
À 19 heures hier, loin des cris de joie des gosses de la rue Roberston, le cadavre d?Anousha gisait encore à la morgue de l?hôpital Candos. Nul ne sait si elle a des parents qui lui diront les derniers rites et lui offriront une sépulture.
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