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Anne Sinclair en première ligne pour défendre DSK
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Anne Sinclair en première ligne pour défendre DSK
En temps de paix, peu de femmes dans l''''histoire politique de la France ont affronté l''adversité médiatico-judiciaire avec le courage qu''a montré Anne Sinclair au cours des huit derniers jours, sans aucun doute les pires de sa vie, écrit Le Figaro.fr.
L’auteur, Renaud Girard, rappelle que cette  ancienne star de la télévision française s''est retrouvée soudain victime d''une double déchéance médiatique, sans qu''elle en soit le moins du monde responsable.
« Première déchéance: cette brillante journaliste ne deviendra jamais première dame de France, elle qui avait, en 1997, abandonnés sa carrière pour se consacrer à celle de son mari, alors ministre des Finances. Un destin présidentiel qui s''est arrêté net dans un commissariat de police de Harlem. Ce n''est pas Anne Sinclair «qui se voyait déjà en haut de l''affiche», mais bien les sondages unanimes des instituts français. Deuxième déchéance: cette épouse amoureuse doit faire face à un déballage médiatique sans précédent, présentant l''homme de sa vie comme un mari particulièrement volage », explique Renaud Girard.
Pour l’auteur de l’article publié ce mardi, Anne Sinclair aurait pu abandonner à son sort Dominique Strauss-Kahn, et la France entière l''aurait comprise. « Or, c''est exactement le contraire qu''elle fit. Sans atermoyer une seconde, elle se lança à corps perdu dans une lutte tous azimuts, pour soutenir son mari dans l''épreuve, pour tenter de le sortir au plus vite du cul de basse-fosse dans lequel il était tombé, par sa faute à lui », poursuit Renaud Girard.
Dès dimanche, elle publie un communiqué, où elle affirme qu''elle «ne croit pas une seconde» à la culpabilité de son mari. Elle se précipite à New York,  s''active pour recruter  les meilleurs avocats pénalistes américains, trouver un logement acceptable par la justice, où pourrait résider, plus confortablement qu''en prison, le prévenu une fois qu''il aurait été libéré sous caution.
Anne Sinclair met sa considérable fortune (qu’elle a héritée de sa famille Rosenberg) au service de son mari indigne: la caution atteint la somme astronomique de 6 millions de dollars (dont un million en cash), les frais de surveillance de DSK par la firme Stroz Friedberg tournent autour des 200 000 dollars par mois. Les frais d''avocat - considérables dans l''immense bataille judiciaire qui s''annonce - s''ajoutent à cela. Un effort financier motivé par l''amour, et certainement pas par l''intérêt, dans la mesure où il n''est plus vraiment envisageable que DSK puisse  jamais accéder à nouveau à d''importantes fonctions en France ou dans le monde.
Coup de foudre
Anne Sinclair et DSK, c’est un coup de foudre qui remonte à 1989, rappelle Renaud Girard.  Dans le cadre de l''émission «Questions à domicile», Anne Sinclair et Jean-Marie Colombani s''étaient rendus chez Alain Juppé, alors secrétaire général du RPR. Vers la fin de l''émission, comme à l''accoutumée, un contradicteur en duplex, filmé de dos, pivote au dernier moment et fixe alors la caméra, et on voit alors apparaître le visage du jeune président socialiste de la commission des finances de l''Assemblée nationale.
Anne Sinclair est subjuguée par le charme et l''intelligence du quadragénaire. Après l''émission, la star et le jeune politicien se parlent en tête à tête pour la première fois: ils décident de déjeuner ensemble dès le lendemain…Et depuis, ils sont ensemble, contre vents et marées. Parviendront-ils cette fois à surmonter la tempête, ou plutôt, la tornade américaine ?
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