Publicité
Angleterre-France Oublier la Guerre de 100 ans
Par
Partager cet article
Angleterre-France Oublier la Guerre de 100 ans
Surprise, surprise : Français et Anglais ont résisté au syndrome de la Guerre de 100 ans durant toute la semaine menant à leur match du Tournoi des VI Nations, ce soir, à Twickenham. Andy Robinson, sélectionneur de la Rose, s?est même évertué à souligner que le XV de France était « l?équipe la plus dangereuse au monde ».
« L?Angleterre est une bête blessée et je me méfie toujours des bêtes blessées », a dit en écho l?entraîneur de la France, Bernard Laporte. « Les Anglais ont quand même perdu six fois l?an dernier, là ils viennent de reperdre. Donc je crois qu?on va avoir affaire à une équipe qui va tout faire pour se remettre sur les rails. »
Et Laporte d?ajouter : « L?Angleterre aura à coeur de se redresser. A nous d?aller chercher cette victoire si on veut gagner le tournoi parce que si on veut gagner le tournoi il faut gagner ce match. »
Comment expliquer cette modération soudaine, cette mise au rancart des polémiques qui ont toujours fait le charme des France-Angleterre ? Jo Maso, manager du XV de France, avance une explication lorsqu?il déclare que les deux équipes « sont un peu dans la même situation ».
<B>C?est du passé?
« Les Anglais ont pas mal de blessés. Ils ont des joueurs qui ne sont pas là, Wilkinson notamment, qui est leur pourvoyeur de points. A partir de là, ils sont en pleine reconstruction comme nous », précise-t-il. « Nous allons aller à Twickenham avec beaucoup de respect en nous disant que c?est un challenge extraordinaire d?avoir la possibilité de battre le champion du monde. »
Les joueurs ont suivi l?exemple de leurs dirigeants, peut-être parce que le professionnalisme et la multiplication des contacts commencent à gommer l?aspect épique du rugby.
Signe des temps, sept joueurs du club anglais de Sale seront à Twickenham ce soir. Deux d?entre eux, Sébastien Chabal et Sébastien Bruno, porteront le maillot bleu, cinq le maillot blanc : Jason Robinson, Mark Cueto et Charlie Hodgson en tant que titulaires, Andy Titterrell et Andrew Sheridan comme remplaçants.
Si besoin était de rappeler leurs coéquipiers aux réalités de l?ouverture du grand marché européen du rugby, Chabal et Bruno n?ont pas cessé de vanter les mérites du rugby anglais.
« En Angleterre, le rugby est très professionnel. Le club s?occupe de tout, entraînement physique et technique, récupération, diététique. On peut vraiment se consacrer à son boulot de joueur de rugby », dit Chabal. « Les matches sont propres. L?arbitrage est meilleur. Le jeu est plus direct devant. Je ne regrette pas du tout d?être parti à Sale. »
Et même les demis de mêlée Dimitri Yachvili et Harry Ellis sont prêts à passer l?éponge sur l?incident qui les a opposés lors d?un match de Coupe d?Europe Biarritz-Leicester.
« Ellis est un bon joueur. Il a pété les plombs pendant quelques secondes mais ça fait partie du jeu », dit Yachvili, qui avait reçu un violent coup de coude de son vis-à-vis.
« C?est du passé », promet Ellis dont l?expulsion temporaire avait peut-être coûté le match à Leicester. « Nous nous engageons beaucoup tous les deux mais je suis content de le rencontrer à nouveau ce week-end. »
Publicité
Publicité
Les plus récents