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Anamah blessé, Philippe Pelen s?excuse

12 juin 2006, 00:00

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Jean Renat Anamah est blessé. Et il tient à le faire savoir. Dans une lettre coléreuse, datée du mardi 6 juin, et adressée à Jean Philippe Gabilloux, directeur du Centre culturel français Charles Baudelaire, le danseur et chorégraphe se plaint du comportement ? qu?il estime outrancier ? de Philippe Pelen Baldini, responsable de la troupe réunionnaise Talipot.

Jean Renat Anamah explique par écrit qu?une fois arrivé à la salle polyvalente du centre, où se déroulaient les répétitions de Talipot, Philippe Pelen lui fit signe d?entrer. Et que sitôt le travail de création terminé, le Réunionnais ?m?a reproché d?être là, alors que c?est une répétition privée (chose que j?aurais respecté si lui ne m?avait pas fait signe d?entrer)? Il m?a demandé d?oublier tout ce que j?avais vu.? Il cite alors des propos de Philippe Pelen : ?Si je vois de la ravanne dans une création mauricienne, je saurai qui l?aura copiée?.

Suite à ce courrier, Philippe Pelen a cru bon de présenter ses excuses. Il a fait parvenir une lettre au danseur mauricien lui expliquant les raisons de cet emportement. Les membres de Talipot avouent avoir été comme des ?lionnes protégeant leur petit?, mais ils tiennent à souligner leur opinion sur la réaction ?agressive? de Jean Renat Anamah.

?Unissons nos forces?

Selon eux, le danseur serait arrivé à ?une étape fragile pour les artistes, danseurs ou acteurs parce qu?elle n?est portée que par la concentration et l?engagement?. Les membres de Talipot se disent ?surpris? de la démarche de Jean Renat Anamah. Ils affirment que tout ce qu?ils voulaient était de faire que ce ?travail reste intime, parce que la flamme était trop fragile pour l?ouvrir aux vents.?

Si Philippe Pelen ?a demandé de tout oublier?, c?est qu?il n?y avait rien à retenir d?un ?il extérieur du groupe. D?ailleurs, selon eux, Jean Renat n?était pas convié à cette répétition.

En créant Mâ Ravan?, le but est bien de réaliser une symbiose entre les îles. De permettre à un public varié d?apprécier l?histoire qui habite les îles. Leurs ateliers de travail s?orientent vers un ?travail de recherche sur le patrimoine, l?identité et l?énergie de la ravanne?.

Si le danseur mauricien interprète mal les propos tenus par Philippe Pelen, il s?en excuse et affirme : ?Je sais à quel point il est dur de créer dans nos îles, alors unissons nos forces??

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