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Amour, gloire et tragédie

20 octobre 2006, 00:00

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<B>Marie Antoinette

Dans les coulisses de Versailles</B>

Évocation de la vie de la reine d’origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793. Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.

Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose. Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle. Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?

C’est en 2000 que Sofia Coppola découvre la Marie-Antoinette de l’historienne française Evelyne Lever, un ouvrage dans lequel elle évoque surtout la personnalité de la reine ainsi que sa vie privée. La cinéaste acquiert les droits du livre et demande à l’historienne de l’accompagner à Versailles en 2001, afin d’y effectuer un premier repérage.

Cependant, Evelyne Lever apprend en 2003 que Sofia Coppola ne travaille plus d’après son ouvrage mais d’après celui d’Antonia Fraser, beaucoup plus connu aux États-Unis. En guise de dédommagement, la cinéaste a confié à Lever le poste de consultante sur Marie-Antoinette : elle est chargée de créer un dossier sur les proches de la reine d’origine autrichienne et ainsi éviter les erreurs et approximations.

Après le succès mondial de Lost in Translation, Sofia Coppola a pu obtenir auprès du gouvernement français une autorisation spéciale pour pouvoir tourner dans le château de Versailles. Elle a également eu droit à quelques privilèges, comme de filmer une scène de bal, durant le mariage entre Marie-Antoinette (Kirsten Dunst) et Louis XVI (Jason Schwartzman), dans la galerie des Glaces, pourtant fermée pour rénovation à l’époque ; ou encore de pouvoir utiliser le petit théâtre privé de la reine, exploité une seule fois au cinéma, en 1961, par Jean Dréville pour son film La Fayette. Il paraît que la jeune cinéaste a tout de même dû verser 15 000 par jour pour pouvoir occuper Versailles.

C’est la deuxième fois que Sofia Coppola et Kirsten Dunst tournent ensemble. La réalisatrice avait précédemment fait de l’actrice l’héroïne principale de son Virgin suicides. Marie-Antoinette a été présenté en compétition officielle du 59ème Festival de Cannes, en 2006.

<B>Sofia Coppola</B>

Fille du cinéaste Francis Ford Coppola, Sofia Coppola débute sa carrière d’actrice dès le berceau : elle a à peine un an quand elle se fait baptiser devant la caméra de son père dans “Le Parrain”. Ses rôles suivants restent étroitement liés au réalisateur : il la fait figurer dans “Le Parrain”, 2e partie, “Outsiders”, “Rusty James”, “Cotton Club”, ou encore dans “Peggy Sue s’est mariée”, aux côtés de son cousin Nicolas Cage. Elle participe également à l’un des premiers court-métrage de Tim Burton (“Frankenweenie”) et est à l’affiche en 1987 de “Anna”, long-métrage de Yurek Bogayevicz avec Sally Kirkland dans le rôle-titre.

Elle a 18 ans quand, parallèlement à ses études d’arts plastiques au California Institute of the Arts, elle incarne Mary Corleone dans “Le Parrain”, 3e partie, après le désistement soudain de Winona Ryder. Les critiques désastreuses qu’elle reçoit pour son interprétation lui font renoncer à embrasser une carrière d’actrice. Par la suite, elle fera quelques apparitions sur grand écran, notamment dans les films de son ancien mari, Spike Jonze (le court-métrage “Ciao L.A.”, le documentaire “Torrance Rises”), de son frère Roman Coppola (“CQ”) ou dans le premier épisode de la saga “Star Wars, La Menace fantôme”.

Cultivant son éclectisme, Sofia Coppola s’essaye à différents postes cinématographiques : elle est scénariste en 1989 pour le segment du film à sketch “New York stories” de son père, productrice en 1994 de “Ciao L.A.”, directrice de la photographie sur “Torrance Rises”, costumière en 1990 pour “The Spirit of '76”, de Lucas Reiner. Mais elle trouve réellement sa vocation lorsqu’en 1996, elle réalise le court-métrage “Lick the star”, dont elle est également scénariste et productrice et qui décrit l’errance de jeunes filles paumées… En 1996, elle réalise son premier long-métrage, “Virgin suicides”, drame emmené par Kirsten Dunst, observant le mal-être de cinq adolescentes dans une ville de l’Amérique puritaine des années 1970. Le film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 1999, est encensé par la critique. La cinéaste récidive en 2002 avec le plus léger “Lost in Translation”, qui relate la rencontre de deux âmes esseulées à Tokyo, incarnées par Bill Murray et Scarlett Johansson et qui permet à Sofia Coppola de remporter l’Oscar du meilleur scénario original. Auréolée de ce succès, la réalisatrice retrouve la Croisette en 2006, sa biographie de la reine “Marie-Antoinette”, campée par Kirsten Dunst à l’écran, étant présentée en compétition au Festival de Cannes.

<I>(Source : Allocine.fr)</I><B>Stay alive

La mort, un jeu...</B>

Après la brutale disparition d’un de leurs amis, un groupe d’adolescents se trouve en possession de Stay Alive, un jeu vidéo d’horreur basé sur la véritable et glaciale histoire d’une femme de la noblesse du XVIIe siècle, la Comtesse Bathory. Les gamers ne savent rien de ce jeu, mais ils meurent d’envie d’être les premiers à le découvrir… La frontière entre le monde virtuel et le monde réel disparaît alors. Chacun leur tour, ils deviennent la proie de l’impitoyable Comtesse Sanglante… Stay Alive fait référence à une légende, celle d’Elizabeth Bathory, “un personnage emblématique, une icône horrifique sophistiquée”. Riche, belle, cultivée, cette jeune femme fut mariée à l’âge de quinze ans au Comte de Transylvanie. Tandis que son époux bataillait sur divers fronts, elle s’ennuyait ferme dans son château de Csjethe et cherchait à se distraire. S’étant initiée à la magie noire, elle se trouva un hobby : emprisonner et torturer ses malheureux créanciers. Les choses ont empiré après la mort du Comte. Soucieuse de préserver sa jeunesse, Elizabeth a découvert que le sang frais avait un effet miraculeux sur son teint. Elle se lança alors dans une quête effrénée, enlevant, torturant et éventrant des dizaines de malheureuses jeunes paysannes vierges pour se baigner dans leur sang. Plus tard, elle ouvrit une école dans son château afin de disposer en permanence de 25 pucelles issues des meilleures familles. De sinistres rumeurs ne tardèrent pas à se répandre sur le compte d’Elizabeth, obligeant l’Empereur Matthias II de Hongrie à ouvrir une enquête. Les conclusions stupéfièrent : Bathory était soupçonnée d’avoir sacrifié 650 filles ! Elle n’en échappa pas moins à la justice, tandis que ses complices se voyaient condamnés pour sorcellerie. Sa famille décida néanmoins qu’elle resterait à jamais confinée dans son château. Il est dit qu’elle y mourut, démente, dans une atroce solitude. Celle qu’on baptisa la Comtesse Sanglante a inspiré plusieurs romans, films et comics, mais sa légende s’est quelque peu effacée de notre mémoire collective. Une raison de plus pour en faire la méchante au coeur du jeu Stay Alive…

<B>Don

Duplicata pour une enquête</B>

Opération sans précédent, des centaines de policiers sont déployés pour capturer Don (Shah Rukh Khan), impitoyable baron de la drogue qui vit en Malaisie. Pendant l’embuscade, Don est grièvement blessé et sera retenu prisonnier dans un endroit secret. Vijay, son sosie, se fait alors passer pour le grand caïd afin de démanteler le réseau de mafieux. Mais les choses se corsent lorsque l’agent de police chargé de la sécurité de Vijay se fait abattre et que l’homme se retrouve seul dans l’affaire avec policiers et mafieux à ses trousses…

Le tournage de Don s’est déroulé dans le plus grand secret dans la capitale française. Sorti en 1978, la première version de Don avec Bachchan avait connu un immense succès et il avait été comparé à Psycho de Hitchcock. Chandra Barot, le réalisateur de Don a dit être flatté de cette reprise car, selon lui, “seuls les grands films poussent les jeunes réalisateurs à faire un remake, et après tout, Farhan Akhtar est comme mon fils, son père Javed Akhtar avait co-écrit Don avec Salim”. Le rôle du “méchant”, joué par l’inoubliable acteur Pran a été confié à Arjun Rampal.

Jeune et talentueux comme ses parents (sa mère, Honey Irani est une scénariste très demandé à Bollywood. Elle a réalisé Armaan, et son père, Javed Akhtar, était aussi scénariste, plus connu sous le nom du duo Salim-Javed. Il est un parolier d’exception) Farhan Akhtar est devenu en quelques années une valeur sûre du box-office indien. Voici une petite interview du réalisateur, Farhan Akhtar (Dil Chahta Hai et Lakshya).

– Pourquoi avoir choisi de tourner à Paris ?</B>

Nous avons tenu à tourner ici à Paris parce que pour nous, c’est LA capitale européenne, par excellence. Cette ville a quelque chose de magique et nous sommes tombés sous le charme. Des images de Paris, c’est un concentré de beauté, de culture, mêlant le passé et la modernité.

– Etait-ce facile de se lancer dans la production de “Don”, vu le succès remporté par la première version en 1978 ?</B>

Ce n’est pas facile de se lancer dans un remake de Don, avec Amitabh Bachchan de surcroît, qui a marqué des générations de cinéphiles. Je voulais faire ce film même avant de tourner Dil Chahta Hai mais, sans prétention, j’espère que cette version du film apportera une nouvelle vision. Ces dernières années nous n’avons pas eu de grand thriller dans le cinéma indien, alors on voulait faire un thriller situé en 2006, inspiré évidemment d’un film que nous adorons. Je mentirais si je disais que je ne suis pas influencé par Mission impossible ou par James Bond car on retrouve l’utilisation des gadgets de notre époque à la différence que nous restons dans le cinéma indien.

– Pourquoi avoir choisi Shah Rukh Khan et Priyanka Chopra dans les rôles phares ?</B>

En ce qui concerne le choix de Shah Rukh Khan pour le double rôle de Don et Vijay, ainsi que de Priyanka pour le personnage de Roma (incarné par la sexy Zeenat Aman dans l’original), je dirais qu’ils ont la maturité requise pour incarner leur personnage. Shah Rukh possède toute une gamme dans son répertoire aujourd’hui grâce à l’expérience de l’âge.

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