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Amnesty International fait état de 46 tués par balles en Libye
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Amnesty International fait état de 46 tués par balles en Libye
L''''ONG de défense des droits de l''homme Amnesty International a fait état vendredi d''un bilan d''au moins 46 personnes tuées par balles par les forces de sécurité ces dernières 72 heures en Libye. <BR><BR>Au lendemain de la «journée de la colère» de jeudi, qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans tout le pays, la Libye a vécu une journée d’affrontements, vendredi. A Benghazi (à l’est de Tripoli), la deuxième ville du pays, ils étaient des milliers à suivre les obsèques de quatorze manifestants antirégime tués par balles, la veille, lors d’échauffourées avec les forces de l’ordre. <BR><BR>Selon plusieurs témoignages, des bâtiments publics et des véhicules de police ont été incendiés. D’autres sources indiquaient que des militaires rejoignaient les rangs des manifestants. Des snipers étaient toujours disposés sur des toits de la ville. Vendredi soir, les forces de sécurité encerclaient Al-Bayda, troisième ville du pays située à 1 200 kilomètres à l’est de Tripoli, où au moins quatorze personnes ont été tuées depuis mardi. Des manifestants auraient attrapé et pendu deux policiers, selon le site internet du journal Oea. A Tripoli, quatre prisonniers ont été tués alors qu’ils tentaient de s’évader. Depuis mardi, au moins cinquante personnes seraient mortes lors d’affrontements qui n’ont cessé de prendre de l’ampleur.<BR><BR>Les forces de l’ordre du Yémen  ont répondu sans ménagement à la poursuite de la contestation, tuant six personnes vendredi. Ces décès ont porté à dix le nombre de morts en une semaine au Yémen. A Taez, au sud-ouest de la capitale Sanaa, une grenade a même été lâchée contre les manifestants. Bilan : deux morts et 27 blessés. A Aden, sur la côte, quatre personnes ont été tuées par balles vendredi. A Sanaa, où l’opposition réclame le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, le pouvoir a choisi une autre tactique. C’est à coups de bâtons, de haches et de matraques que des partisans du régime ont attaqué manifestants pro-réformes et journalistes.<BR><BR>A Bahreïn,  la marche de l’opposition, programmée pour ce samedi et qui devait converger vers la place de la Perle, a été reportée à mardi. Dans ce petit royaume, vendredi soir, les forces de l’ordre ont à nouveau ouvert le feu sur des centaines de manifestants qui tentaient de se rendre sur la place de la Perle,  dans la capitale, Manama. Des dizaines de personnes auraient été blessées, dont certaines grièvement. Vendredi, des milliers de personnes ont assisté aux obsèques de manifestants tués la veille par les forces de sécurité.<BR>
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