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Allô Psy
Une erreur s?est glissée la semaine dernière dans notre rubrique « Allô Psy ». Le courriel est allo_ [email protected]. Trishla Dhunnoo, psychothérapeute, répond cette fois à une question de Rohan. N?hésitez pas à lui adresser vos interrogations à allo _ [email protected] ou à Expresso, page « jeunes », 3 rue des Oursins, Baie-du-Tombeau.
Je suis en ce moment étudiant en économie et gestion en France. Je voudrais savoir comment faire pour oublier la souffrance liée à un être disparu ?
Rohan
La perte d?une personne chère est source de grande souffrance. C?est une douleur morale, un profond désespoir, un facteur de déséquilibre. Le décès d?une personne proche peut faire ressentir une certaine culpabilité, un abandon. Il peut y avoir perte de repères, surtout pour les adolescents ou les jeunes adultes car ils sont déjà dans une période instable.
Étant donné que tu es loin de ta famille, tu n?as pas le soutien affectif et moral nécessaires au cours de cette dure épreuve. Tu as d?autant plus besoin d?être rassuré, de partager ta souffrance avec quelqu?un qui saura canaliser les sensations et les sentiments trop douloureux car trop intenses.
Accepter la réalité de la perte est essentiel. C?est le premier pas dans un travail de deuil. Le vide se fera ressentir, mais il faudra l?accepter et vivre avec pendant un certain temps. Il ne faut surtout pas oublier, ni tirer un trait sur cette personne décédée.
La souffrance est présente, vu l?investissement affectif qu?il y a eu pendant des années. C?est là quelque chose de tout à fait normal.
Ce sera à toi de gérer cette douleur morale en comblant ce manque que crée la personne disparue ; parler de la personne aux autres, avoir des souvenirs d?elle, garder cette personne vivante dans un coin de ta tête et de ton c?ur t?aidera à avancer positivement tout au long de ton travail de deuil.
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