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Allégations de plagiat: Romeela Mohee se défend
2 avril 2014, 07:44
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Allégations de plagiat: Romeela Mohee se défend
S’estimant «injustement» accusée, Romeela Mohee rejette les allégations de plagiat dont elle fait l’objet. La vice-chancelière de l’Université de Maurice (UoM) affirme s’être conformée aux règles internationales régissant la publication d’ouvrages universitaires. Elle tenait hier, mardi 1er avril, une conférence de presse pour répondre aux critiques selon lesquelles un extrait de la conclusion d’un rapport qu’elle a rédigé avec un de ses étudiants est identique à celle d’un autre rapport.
«Ces pratiques sont communes à tous les universitaires du monde. Nous sommes autorisés à inclure des extraits contenant jusqu’à 300 mots. Dans le rapport en question, nous avons utilisé un extrait de 77 mots dans un document de 22 feuilles.» Depuis le début de la semaine, une lettre anonyme accuse Romeela Mohee et Ackmez Mudhoo d’avoir repris, dans un rapport publié en 2012, des extraits d’une revue publiée deux ans plus tôt par Sciencemag.
Selon cette lettre, qui proviendrait d’un étudiant, la conclusion du rapport Mohee-Mudhoo ne contient ni référence ni note en bas de page. Romeela Mohee précise que ses éditeurs Scrivener Publishing LLC, qui utilisent des logiciels sophistiqués pour détecter ce genre de délits, n’ont rien trouvé d’anormal.
«Les extraits ont été référencés à deux reprises dans le rapport. Et dans une conclusion, il n’y a pas lieu de référencer», souligne-t-elle.
Auparavant, le professeur Soodursun Jugessur, pro-vice-chancelier de l’UoM, qui était aux côtés de Romeela Mohee, est intervenu en faveur de celle-ci. Il a affirmé avoir «personnellement » fait des recherches et constaté qu’il n’a «jamais été question de plagiat».
Sollicité par l’express, l’avocat Neil Pillay, qui s’y connaît en droits d’auteur, souligne qu’il est vital de référencer à chaque fois que l’on cite l’oeuvre d’une personne pour que le travail «soit reconnu à sa juste valeur».
Il ajoute toutefois que parler de plagiat dans ce cas-ci c’est «peut-être pousser le bouchon trop loin». Un ancien haut placé de la direction de l’UoM, qui a requis l’anonymat, affirme qu’il est essentiel de référencer chaque extrait que l’on cite.
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