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Airports of Mauritius teste les services d?urgence

14 octobre 2004, 20:00

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Un DC9 de la compagnie Crash Air, en provenance de Treasure Island, s?est écrasé hier matin à l?aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam? Une catastrophe aérienne qui n?a fait aucune victime, puisqu?elle était, en fait, une simulation effectuée par Airports of Mauritius Ltd (AML).

Baptisé Fireball 2004, l?exercice de simulation a impliqué tous les services qui opèrent normalement à l?aéroport (aviation civile, pompiers, police, immigration, services médicaux, Air Mauritius, etc.). Cet exercice a lieu tous les deux ans. Il vise, explique Vijay Poonoosamy, Executive Chairman d?AML, à aider les différents services à ?se préparer pour gérer de façon optimale une catastrophe aérienne?. Fireball 2004 a mis à contribution quelque 350 personnes, sans toutefois perturber le fonctionnement normal de l?aéroport.

Cette année, l?exercice de simulation a innové. Le préavis a été d?une semaine. Le crash simulé a eu lieu en dehors de la piste, sur un site broussailleux. Un exercice de sauvetage a été organisé en mer, avec le concours des gardes-côtes.

?Nous voulons tester le temps de réaction des différents services en leur compliquant la tâche?, justifie Vijay Poonoosamy. Cette évaluation est d?ailleurs prévue dans les règlements de l?Organisation de l?aviation civile internationale (OACI).

Vers 10 h 15, hier, le DC9 de la compagnie fictive Crash Air s?est abîmé à 450 mètres de la piste. Il y avait, selon le scénario imaginé, 114 personnes à bord. La tour de contrôle a donné l?alerte à 10 h 29. Moins de trois minutes plus tard, quatre camions de pompiers sont arrivés sur le site où un feu de broussailles avait été allumé pour l?exercice. Les pompiers se sont attaqués au feu avec leurs canons crachant de la neige carbonique.

?La priorité, dans un tel cas, est la maîtrise du feu, afin de pouvoir s?approcher des survivants?, insiste un responsable d?AML, présent sur le site. AML a imaginé faire périr 22 personnes. L?autre priorité, après un crash aérien est le triage des blessés avant leur évacuation vers les centres de soins.

Désireux de faire les choses en grand, AML a même simulé un deuxième crash, celui d?un Twin Otter, à Blue-Bay. Un exercice de sauvetage en mer organisé par les gardes-côtes de Mahébourg, Le Chaland et Bois-des-Amourettes.

Après le crash, un point de presse a été feint dans le VIP Lounge. Le ton utilisé était extrêmement prudent, comme dans la réalité. Un centre d?accueil a été aménagé pour les parents des victimes imaginaires. Des informations, fictives toujours, ont été communiquées toutes les demi-heures. L?exercice de simulation s?est finalement achevé à 13 h 51 précises.

?Dans le cas d?une catastrophe, nous avons une visibilité internationale à gérer?, résume Vijay Poonoosamy. Dans une semaine, AML devrait convoquer une réunion de suivi pour faire le point, critiquer et revoir les différents aspects de Fireball 2004.

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