Publicité
Agressé, il fustige des témoins indifférents
Par
Partager cet article
Agressé, il fustige des témoins indifférents
Un habitant de Quatre-Bornes âgé de 28 ans a failli trouver la mort dans la soirée de lundi lorsqu?il a été roué de coups par une douzaine de personnes. L?incident, dit-il, s?est déroulé sur un arrêt d?autobus à proximité de l?hôpital Victoria. Des gens qui ont assisté à la scène ne seraient pas intervenus. Et les policiers qu?il a interpellés n?auraient pas pris ses demandes en considération.
Vers 23 heures le jour de l?agression, le jeune homme attendait un autobus pour rentrer chez lui à la route St.-Jean, Quatre-Bornes, quand un groupe de jeunes âgés de 20 et 25 ans, qui sortaient d?un restaurant est passé par là. L?un d?eux devait lancer ?get enn dimoun. Ki pou fer ar li ?? Le groupe s?est alors rué vers lui avant de commencer à le tabasser. La victime aurait tenté de comprendre la raison de leur geste. ?Ki zot pe gagne ? Mo pe atann bis.? Mais ses agresseurs semblaient ne vouloir rien entendre et continuaient à lui infliger des coups.
Au même moment, un autobus de la Corporation nationale de transport devait arriver à cet arrêt. Le véhicule, raconte la victime, a ralenti avant de poursuivre sa route. Elle aurait alors voulu entrer dans la cour de l?hôpital mais ces agresseurs lui ont barré la route. Le jeune homme allègue également qu?un vigile affecté à un bâtiment non loin du lieu de l?agression a aussi assisté à cette scène de violence.
Etant de forte corpulence, l?homme a toutefois pu esquiver des coups et prendre la fuite en direction de Cité Kennedy, Quatre-Bornes. Là, il a été chercher du secours chez un ami. De retour sur la route Royale en compagnie de ce dernier, il aurait aperçu ses agresseurs toujours au même endroit.
Demandes vaines
Il aurait alors interpellé un véhicule de la police, avec à son bord deux policiers, et leur aurait expliqué sa mésaventure. Ces derniers lui auraient demandé de prendre place à bord avant de se diriger vers le poste de Quatre-Bornes. ?Me zot ankor lamem misie?, aurait-il vainement expliqué. Ses interlocuteurs, dit-il, ne l?ont pas écouté.
Une fois au poste, le blessé devait réitérer sa requête pour que les policiers aillent sur la route Royale trouver ses agresseurs qu?il dit pouvoir reconnaître. En vain. Ayant obtenu une form 58, il ajoute qu?il a dû supplier les policiers pour se faire accompagner à l?hôpital et pour le retour, étant donné que ses agresseurs rôdaient toujours sur le lieu de l?agression.
Publicité
Publicité
Les plus récents