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Agressé par son collègue, un médecin réclame Rs 2,5 m

20 octobre 2008, 20:00

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Agressé par son collègue, un médecin réclame Rs 2,5 m

Gifles, coups de poing, coups de pied, lunettes qui volent. C?est une scène inhabituelle dans l?hôpital de Rose-Belle d?autant plus que les acteurs ne sont autres que des médecins. Ces incidents sont évoqués dans une mise en demeure adressée aux autorités par le Dr Meyyappan Subramanian. Blessé à la lèvre et à la tête, il demande des dommages de Rs 2,5 millions.

Le ministère de la Santé a ouvert une enquête à la suite des accusations de ce dernier, un expatrié indien. Le médecin allègue avoir été agressé par un de ses confrères, le 8 octobre, et il dit ne pas comprendre comment celui-ci a toujours accès à l?hôpital dix jours après qu?il a porté plainte à la police. Il a alerté le haut-commissariat indien et écrit au Premier ministre et au ministre de la Santé pour faire état de ses griefs.

Il connaît bien son présumé agresseur, dit-il. Dans le passé, il l?a dénoncé auprès de son chef hiérarchique parce «qu?il travaillait le soir dans une clinique privée au détriment du service de l?hôpital de Rose-Belle».

Le 8 octobre dernier, il se trouve en compagnie du médecin dans le bureau d?un chef de département de l?hôpital. Alors que le Dr Subramanian évoque les tableaux horaires des médecins spécialistes, son confrère l?aurait giflé avant de le projeter au sol, dit-il. Il lui aurait ensuite infligé des coups de pied avant de s?asseoir sur son abdomen pour le frapper à coups de poing.

«Tout cela s?est passé en présence du chef de département, allègue le Dr Subramanian. Il a deux téléphones sur sa table mais il n?a même pas essayé d?appeler la police ou rappeler mon collègue à l?ordre. Il n?a pris aucune sanction non plus contre lui.»

Ce n?est que sur l?intervention d?autres médecins de l?établissement, affirme-t-il, qu?il aurait été secouru. Son avoué, Me Pazhany Rangasamy, a servi une mise en demeure aux autorités. La réclamation est adressée conjointement et solidairement à l?agresseur présumé, au secrétaire permanent du ministère de la Santé, à l?Etat et au chef du département concerné.

Interrogé, l?agresseur présumé déclare : «Je ne souhaite pas faire de commentaire car il y a une enquête policière en cours.» Le chef du département refuse aussi tout commentaire pour le même motif.

Le Dr Meyyappan Subramanian est actuellement en congé de maladie et sous traitement pour dépression. Il allègue que des préposés de l?hôpital lui ont demandé «de taire l?incident» mais il estime ne plus pouvoir supporter les agissements de certains médecins de cet hôpital qui «le gèrent comme leur propriété privée».

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