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Agences de voyage et tour-opérateurs mis au pas
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Agences de voyage et tour-opérateurs mis au pas
Un rien peut ternir l?image de Maurice. Dans cette perspective, les autorités se sont attelées à réguler l?industrie du tourisme. L?hébergement y est passé. Les marchands de plage aussi ainsi que les loisirs nautiques. Au tour des réceptifs et agences de voyage de se soumettre au processus de professionnalisation.
Le Travel Agents and Tour Operators Act entre en vigueur aujourd?hui. Dans deux mois, le processus sera enclenché avec l?entrée en opération d?une brigade de la police spécialisée dans le tourisme.
Un tour-opérateur vend des excursions et des voyages. Il s?occupe du transfert du client de l?aéroport à l?hôtel et vice-versa. Avec l?introduction de la nouvelle loi, les prestataires de ces services devront répondre à la Travel Agents and Tour Operators Authority (Tatoa), organisme régulateur nouvellement créé.
Dépôt de Rs 500 000
La Tatoa délivrera les permis d?opération, les suspendra ou les révoquera en cas de non-respect des lois. Jusqu?ici, le permis du coût de Rs 10 000 par an était délivré par les administrations régionales. Pour cette année, les opérateurs pourront renouveler leur permis jusqu?au 15 août.
Une clause inédite est introduite par la nouvelle loi. Les tour- opérateurs et agences de voyage devront désormais faire un dépôt de Rs 500 000 auprès de l?Accountant General pour obtenir un permis d?opération. Cette caution peut être fournie en espèces ou sous forme de garantie bancaire. Elle est remboursable en cas de cessation d?opération.
Cette mesure exclut d?emblée les petits opérateurs qui vendent des excursions pour se faire un complément de revenus. Le ministère du Tourisme reconnaît volontiers qu?un des objectifs est de mettre hors-jeu les braconniers. Ces derniers opèrent souvent sur les plages ou dans un commerce qui a priori n?a rien à voir avec le tourisme. Ils proposent des randonnées, des excursions à l?intérieur du pays mais aussi en mer.
Ces opérateurs ont le mérite de sortir hors des sentiers battus et de proposer aux touristes un goût de l?île Maurice authentique. C?est d?ailleurs pour cela que bon nombre d?entre eux se laissent facilement tenter. Etant donné leur statut informel, ces opérateurs sont aussi très difficiles à contrôler. Les cas de touristes ayant été arnaqués ne sont pas rares. D?où la détermination du ministère du Tourisme d?apprivoiser ces opérateurs.
Indemniser les clients
Le lobby des tour-opérateurs établis dans le métier n?a pas été étranger à cette mise au pas. Les opérateurs de plages leur grignotent des parts du marché, insignifiantes certes, mais qui à la longue, s?avèrent non négligeables.
?Cette clause peut sembler exclusive mais elle est nécessaire. Nous ne pouvons nous permettre d?hypothéquer l?image de marque du produit?, précise un porte-parole du ministère du Tourisme. La caution de Rs 500 000 servira à indemniser des clients qui auraient subi des préjudices.
Un code d?éthique vient par ailleurs régir le fonctionnement des réceptifs et des agences de voyage. L?opérateur est tenu de le respecter du fait que ce code d?éthique est inclus dans la loi.
Désormais, les tour-opérateurs et agences de voyage devront opérer à partir d?un local exclusivement consacré à cette activité. Ils devront afficher les tarifs et veiller à la qualité du service.
Se soustraire au Travel Agents and Tour Operators Act conduit à de fortes pénalités. L?opérateur en infraction devra payer entre Rs 25 000 et Rs 100 000 d?amende et risquer cinq ans de prison.
renouvellement des permis
2000 opérateurs recensés
- Le délai pour le renouvellement des permis d?opération touristique a expiré la semaine dernière. Les opérateurs devaient se présenter devant la Tourism Authority plutôt qu?aux municipalités et conseils de districts pour la formalité.
Quelque 2 000 opérateurs ont renouvelé leur permis. Ce décompte contraste avec le chiffre de 4 400 opérateurs avancé par les administrations régionales. Par conséquent, les recettes générées par l?exercice sont aussi inférieures au montant prévu : Rs 37,5 millions plutôt que Rs 53 millions.
La Tourism Authority a demandé un registre détaillé afin de réconcilier les deux chiffres. Les premières analyses indiquent que certains chiffres ont été gonflés. Par exemple, une municipalité a mentionné 106 opérateurs dans son administration alors qu?il n?y en a en réalité que 46 ! Mais la Tourism Authority ne s?en scandalise pas. Elle le met au compte des ajustements requis pour la transition.
Une fois la disparité expliquée, la Caisse centrale de l?Etat remettra aux municipalités et conseils de districts l?argent recueilli en leur nom par la Tourism Authority. Les acteurs concernés se sont réunis en fin de semaine pour entériner cette décision. A ce jour, seules les municipalités de Port-Louis, Vacoas et de Curepipe ont remis leur registre à la Tourism Authority.
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