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Affaire Pereira : le Cabinet trouve une issue

29 octobre 2004, 20:00

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Serait-ce la fin de l?« affaire Pereira »? Pas très sûr, même si c?est l?intention du conseil des ministres qui a avalisé des modifications aux qualifications requises pour le poste de recteur permettant ainsi au recteur du collège Père Laval Jacques Pereira de conserver son poste. Les syndicats impliqués dans la contestation de Pereira préparent la riposte.

De son côté, le ministère de l?Education a déjà envoyé les recommandations faites par un High Powered Committee, présidé par Suresh Seebaluck, chef par interim du service civil, à la Private secondary schools authority.

« C?est une justice faite aux enseignants qui persévèrent. Je me réjouis de cette décision et je vais consulter mes partenaires du secondaire durant le week-end », devait déclarer le ministre de l?Education Steven Obeegadoo hier soir dans le sillage des derniers développements.

Ce n?est pas l?avis de Lysie Ribot, présidente de la Secondary & Preparatory School Teachers & Other Staff Union (SPTSU). « J?ai été très surprise par cette décision. A première vue les implications sont énormes. Nous voyons dans cette démarche une tentative de blanchir quelqu?un qui n?est pas qualifié au moment de sa nomination », réagit-elle.

Le Cabinet avait demandé au ministère de l?Education de se pencher sur les recommandations faites par le High Powered Committee dans le cadre de cette affaire. Contrairement aux attentes, ce comité avait décidé qu?il n?était « pas approprié » de revoir la clause de « deux A levels obtenus at one and the same sitting ».

Jacques Pereira, la Private Secondary Schools Authority (PSSA) et les syndicats se battaient sur ce point qui relevait d?une interprétation de la PSSA. Comme Jacques Pereira n?avait pas obtenu ses deux A levels ?at one and the same sitting?, la PSSA et les syndicats estimaient qu?il n?était pas qualifié pour le poste de recteur au collège situé à Ste-Croix dont il est en charge depuis deux ans.

?LE BON SENS A PREVALU?

Dans le rapport soumis au conseil des ministres, le comité recommande que 15 ans d?expérience en tant qu?enseignant au secondaire avec un minimum de cinq ans d?expérience après l?obtention d?un diplôme universitaire et d?un PGCE soit considéré comme une alternative de 15 ans d?expérience au grade d?Education officer.

Bien qu?ayant 39 ans d?expérience dans l?éducation secondaire, Jacques Pereira n?est Education officer que depuis six ans, après obtention de son PGCE le qualifiant comme tel.

Au niveau des syndicats de l?éducation secondaire, l?affaire n?est toujours pas close. La semaine prochaine, la SPTSU rencontrera l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) pour décider de la marche à suivre. Les deux syndicats ont toujours soutenu que les autorités ne peuvent pas faire d?exception pour une personne « au détriment des autres ». Aussi, l?implication légale des recommandations du High Powered Committee sera scrutée à la loupe. Les syndicats réagiront la semaine prochaine après concertation.

Entretemps, dans le camp Pereira, c?est la grande joie. « Le bon sens a prévalu, même si je maintiens que j?étais éligible au poste de principal », déclare Jacques Pereira. Après près de deux semaines de lutte, l?officier en charge, qui était pleinement et activement soutenu par les parents d?élèves, les enseignants et les étudiants eux-mêmes, espère voir ses soucis faire partie du passé. Le collège Père Laval souhaite retrouver le calme après les récentes turbulences. Mais rien n?est moins sûr.

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