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Affaire Michaela Harte : La défense soutient que les éléments à charge sont trop faibles

20 juin 2011, 20:00

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Affaire Michaela Harte : La défense soutient que les éléments à charge sont trop faibles

Les échantillons d’ADN retrouvés sur le corps de Michaela Harte ne corroborent pas avec ceux d’Avinash Treebhowon (photo) et de Sandip Mooneea, selon le rapport scientifique. Une tierce personne pourrait être impliquée.


L’enquête préliminaire sur le meurtre de Michaela Harte n’a pas lieu d’être. C’est en tout cas ce qu’affirment Me Sanjeev Teeluckdharry et Me Ravi Rutnah, les avocats de l’accusé N°1, Avinash Treebhowon. Selon les hommes de loi, les éléments à charge de la police sont trop faibles pour incriminer leur client.

Ils soulignent également que la police ne possède aucun enregistrement des caméras de surveillance couvrant le périmètre autour de la chambre 1025, où la victime a été tuée. A ce jour, disent-ils, le dossier à charge ne contient que les aveux de leur client qui les a ensuite contestés, soutenant que la Major Crimes Investigation Team (MCIT) les a obtenus sous contrainte.

Les nouvelles preuves scientifiques, qui leur ont été fournies par la poursuite ce lundi 20 juin, prouveraient, en effet, l’innocence de leur client, ainsi que celle de Sandip Mooneea. Ils s’appuient sur le fait que les prélèvements effectués sous les ongles de la défunte démontrent bel et bien qu’une tierce personne pourrait être impliquée dans ce meurtre.

Pour avoir plus de détails à ce sujet, expliquent les hommes de loi d’Avinash Treebhowon, l’on doit attendre le témoignage de la nouvelle directrice du Forensic Scientific Laboratory (FSL), Jane Helen MacLean. Les enquêteurs de la MCIT, sous la houlette de l’inspecteur Ranjit Jokhoo, estiment pourtant que les preuves scientifiques seront l’un des éléments clé de cette enquête préliminaire, qui se poursuit ce mardi 21 juin, en cour de Mapou.

Dès le début de l’enquête préliminaire hier, Me Sanjeev Teeluckdharry a, une fois de plus, logé une motion réclamant le désistement de la magistrate Sheila Bonomally, mettant en doute l’impartialité de celle-ci. Elle devra, elle-même, rendre son verdict à cet effet ce mardi. Une autre motion a été présentée par Me Navin Bhoyrul, avocat de Sandip Mooneea. L’avocat a demandé que les rapports des experts médicaux légaux sur l’époux de la victime, John McAreavey, ainsi sur l’ancien présumé complice dans ce meurtre, Dassen Narayanen, aujourd’hui en liberté conditionnelle, leur soient remis.

Le corps inerte de la touriste a été découvert dans la chambre 1025 de l’hôtel Legends, à Grand-Gaube, dans l’après-midi du 10 janvier, par son époux. Le couple était en lune de miel dans cet établissement hôtelier.

Dans une interview à la presse britannique, les épouses des accusés, Rekha Mooneea et Reshma Treebhoowon, ont révélé qu’ils ont été victimes de brutalités policières durant leur détention. Les deux étaient présentes lors de la comparution de leurs époux au tribunal de Mapou.

Face à la presse irlandaise et mauricienne ce lundi matin, Rekha Mooneea n’a pu retenir ses émotions et a craqué : « Mon mari est innocent ! J’en suis persuadée ! » n’a-t-elle cessé de répéter aux journalistes, ajoutant avoir une petite d’idée de celui qui aurait pu commettre ce crime. Sans vraiment donner de précisions, la femme de Sandip Mooneea a fait savoir que son mari est « un homme sans tache ».

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