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Affaire Lam Po Tang : Sanjeev Nunkoo a avoué le crime au médecin-légiste

2 décembre 2011, 20:00

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Affaire Lam Po Tang : Sanjeev Nunkoo a  avoué le crime au médecin-légiste

L’ enquête  préliminaire sur le meurtre d’Hélène Lam Po Tang survenu à Baie du Tombeau, en 2010 se poursuit. Le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin s’est expliqué sur la date du décès de la victime. L’accusé avait avoué avoir tué le 14 octobre 2010, lui a estimé la mort 24 heures plus tôt.

La poursuite publique apporte de nouveaux éléments contre celui accusé du meurtre d’Hélène Lam Po Tang. Lors de la reprise des travaux de l’enquête préliminaire en cour de Pamplemousses ce vendredi 2 décembre, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du service médico-légal de la police, a révélé que Sanjeev Nunkoo lui a confié avoir bien assassiné la femme de son patron, Gary. C’était, lors de l’examen médical de rigueur pour tout suspect dans une affaire d’homicide, le 2 novembre 2010.

Le médecin légiste a aussi eu à répondre sur la polémique entourant l’heure du décès de l’ancienne enseignante à son domicile à Baie-du-Tombeau. D’un coté, au tout début de l’affaire, la police a estimé la date du décès dans la nuit du 14 octobre. Sanjeev Nunkoo a avoué avoir commis le crime à cette date mais sur le rapport d’autopsie, c’est le 13 octobre qui figure en bonne place.

Contre-interrogé quant à cette disparité par l’avocat de l’accusé, Me Rama Valayden, le Dr Gungadin a expliqué que la médecine-légale n’est pas une science exacte. Et qu’il existe un créneau de 24 à 36 heures quant à l’heure exacte à laquelle on peut situer le décès d’une personne. D’autres donnés doivent être pris en compte, tel la façon la personne a été tuée, mais là aussi les études effectuées à ce sujet à ce jour ont été faites dans les pays nordiques et non sous les tropiques.

L’expert a également détaillé les coups infligés à la victime. Sur les 28 coups qui lui ont été infligés, deux ont atteint le cœur, mais au vu des différentes blessures, il ne peut dire lequel a été fatal à la sexagénaire. Le médecin doit être contre-interrogé le 8 et le 9 décembre.

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