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Affaire Gunness : l?Icac s?intéresse aux ?menaces?

28 novembre 2006, 00:00

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Des pressions sous forme de menaces ont-elles été exercées sur des officiels du gouvernement dans le cadre de la rénovation de l?ancien bureau d?Ajay Gunness, ex-ministre des Infrastructures publiques ? Nous apprenons que cet élément constitue un des volets majeurs de l?enquête de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Les enquêteurs ont cherché à savoir si des fonctionnaires de ce ministère auraient fait l?objet de certaines menaces de sanctions (promotion annulée et éventuelle mutation, entre autres).

Il nous revient aussi que le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) est en présence d?une requête de la police (transmise par l?Icac) pour décider de la marche à suivre après l?audition ?under warning? de l?ex-ministre vendredi. Une des deux charges portées contre ce dernier, dans les locaux de l?Icac, est Influencing public official. Cela, en violation de l?article 9 du Prevention of Corruption Act (Poca). Cet article stipule que quiconque use de violence ou de pression sous forme de menaces sur un officiel dans le but de lui faire entreprendre (ou ne pas entreprendre) toute action dans l?exercice de ses fonctions, commettra une infraction. Et s?il est jugé coupable, il pourra encourir une peine n?excédant pas dix ans de prison.

Par ailleurs, Me Antoine Domingue, l?avocat de la Development Works Corporation (DWC) dont les services ont été retenus pour défendre Dhaneshwar Soobrah, le general manager de cette compagnie, a adressé une correspondance au DPP et au Chief legal Adviser de l?Icac. Il s?y plaint du fait qu?au cours de l?interrogatoire de son client le 14 novembre, un enquêteur aurait tenté de promettre l?immunité à ce dernier contre sa ?collaboration?. Immunité que l?Icac ne peut accorder, dit-il.

L?avocat déclare que selon la version de Dhaneshwar Soobrah, l?ex-ministre n?a donné aucune directive à la DWC quant à la compagnie à laquelle il faudrait allouer le contrat de sous-traitance.

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