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Affaire Gunness : le témoin clé hésite
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Affaire Gunness : le témoin clé hésite
Nouveau revirement dans l?enquête de l?Independent Commission against Corruption (Icac) sur les allégations d?abus de fonctions lors des travaux de rénovation de l?ancien bureau d?Ajay Gunness. Le Principal Assistant Secretary (PAS) du ministère des Infrastructures publiques, Lutchmee Parsad, qui avait initialement incriminé l?ancien ministre, semble hésiter. Il aurait laissé entendre aux enquêteurs de l?Icac, lundi en marge de son interrogatoire, que suite à sa déposition antérieure, ?li bisin réfléchi?. Cela avant de donner un further statement. Mais alors qu?il était attendu dans les locaux de l?Icac pour une tout autre déposition hier, il n?est finalement pas venu.
Le PAS aurait signifié son intention de revenir sur certains aspects de la déposition qu?il avait faite initialement aux limiers de la commission anti-corruption. Il y aurait allégué avoir entendu Ajay Gunness dire ?donne contrat Archinter?. Ce qui, selon lui, aurait équivalu à des instructions.
Rappelons que l?enquête a mis en avant les points suivants : les travaux de rénovation de l?ancien bureau d?Ajay Gunness auraient débuté avant même que le contrat ne soit alloué à la compagnie Archinter Services, ce qui est contraire aux procédures. Ce qui intrigue les enquêteurs dans cette affaire, c?est l?optimisme qu?aurait affiché la compagnie Archinter en prenant la décision d?entamer les travaux avant d?avoir eu l?assurance d?obtenir le contrat.
<B>Plainte contre un des officiers</B>
Il est à noter que Dhaneshwar Soobrah, le general manager de la Development Works Corporation (DWC), inculpé pour abus de fonctions dans cette affaire, est lui aussi revenu sur une déclaration initiale où il avait, semble-t-il à un moment, incriminé l?ancien ministre. Soobrah devait ensuite porter plainte contre un des officiers de l?Icac pour sa manière de faire. Ces rétractations soulèvent maintenant des interrogations au niveau de l?enquête sur des éventuelles manipulations de témoins.
En effet, nous apprenons que le PAS était considéré comme un ?material witness?. Ce revirement prend à contre-pied les enquêteurs. On ne sait de manière certaine si ce sont ces rétractations qui ont motivé l?Icac dans sa décision de ne plus insister sur l?arrestation d?Ajay Gunness. Par ailleurs, le rendez-vous d?Ajay Gunness avec l?Icac, prévu pour hier, a été renvoyé.
Selon les premières indications sur les travaux effectués le 23 février 2005, le ministère des Infrastructures publiques avait demandé à la DWC un devis pour des rénovations urgentes. Le bureau d?Ajay Gunness en faisait partie. La DWC a soumissionné, le 16 mars, pour un montant de Rs 3 m. L?offre aurait été examinée par les architectes et les métreurs et ramenée à Rs 2,3 m. Le contrat aurait été négocié avec la DWC, sans appel d?offres. Le ministère lui a alloué le contrat le 29 mars. Mais des travaux de démolition auraient commencé une semaine plus tôt. La rénovation, elle, a commencé après l?émission de la lettre d?attribution. La corporation devait sous-traiter ces travaux.
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