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Accusée de piratage, LSG Technology contre-attaque
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Accusée de piratage, LSG Technology contre-attaque
Soupçonnée de piratage par la police à la suite d?une dénonciation de la Mauritius Society of Authors (Masa), arrêtée puis relâchée sous caution, Sylviane Lador, directrice de LSG Technology Ltd, affirme qu?elle ne compte pas se laisser faire et annonce une contre-offensive contre ceux qui, selon elle, veulent ?nuire à sa crédibilité?.
Tout commence le mercredi 18 janvier, le directeur de la Masa, Gérard Louise, accompagné de quelques membres de l?Anti-Drug & Smuggling Unit (Adsu), fait une descente à LSG Technology à Triolet, la seule usine à Maurice à fabriquer des CD et cela, depuis novembre dernier. Selon Sylviane Lador, seulement une centaine de CD sont saisis, mais les jours suivants on fait état de milliers de CD piratés saisis.
L?Adsu interroge la directrice de l?usine et elle est remise en liberté provisoire le vendredi 20. Mais elle dit ne pas comprendre les raisons pour lesquelles elle a été arrêtée et s?interroge sur les motivations de la Masa. ?Tout a été fait dans les règles car j?ai un respect quasi maladif pour les lois?, confie-t-elle.
Son avocat, Me Oozeerally est du même avis : ?On l?a arrêtée sous une loi qui n?existe pas. Le Copyright Act ne couvre pas le délit qu?elle est censée avoir commis. Comment expliquer que la police libère une personne sans même avoir pris sa déposition ! L?Adsu pourrait avoir été mal avisée par la Masa dans cette affaire.?
Gérard Louise, pour sa part, soutient avoir agi après avoir reçu une lettre de certains artistes. Ces derniers y affirmaient que LSG Technology Ltd était en train de presser des CD comportant leurs chansons reprises dans une autre langue. ?On est en train de mener une enquête suite à cette lettre où des artistes disent n?avoir pas donné leur autorisation pour reproduire leurs ?uvres dans une autre langue. C?est ainsi qu?on a saisi quelque 200 CD?, explique-t-il.
Sylviane Lador fait ressortir que les 100 CD saisis font partie d?une commande d?un producteur réunionnais. Le CD en question s?intitule Bollywood Story et comprend des chansons de quelques artistes mauriciens mais interprétées dans une autre langue pour être vendues à la Réunion.
?Est-ce du piratage ?? se demande Sylviane Lador qui ajoute que le producteur réunionnais a, après avoir versé des droits mécaniques, obtenu l?autorisation de la Société pour l?administration du droit de réproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sacem) pour faire fabriquer les CD. Le producteur réunionnais a signé un document, un ?Indemnity Agreement?, dans lequel il prend toute la responsabilité sur la question des droits d?auteur et dans l?éventualité d?une poursuite.
?S?il y avait quelqu?un à arrêter, cela aurait dû être le producteur réunionnais. L?autre question qui se pose est de savoir si une autorisation de la Sacem ne sert à rien?, interroge Sylviane Lador. Elle fait remarquer que la Masa autorise d?autres producteurs à reproduire des chansons d?artistes étrangers après avoir payé les droits mécaniques. ?C?est ce qui s?est passé exactement avec Bollywood Story !? dit-elle. Cette dernière rappelle que LSG Technology ?est affiliée à l?institution internationale qui régit le secteur de la fabrication des CD?.
Sylviane Lador compte aller ?jusqu?au bout pour que la vérité éclate au grand jour?. Elle envisage même des poursuites contre la Masa parce que ?c?est toute la réputation de l?usine qui est entachée?. Elle compte alerter la Sacem, les institutions internationales sur ce qu?elle appelle ?les abus de pouvoir de la Masa?.
Conçue et réalisée dans l?espace d?une année, l?usine avait débuté ses opérations en novembre 2005. Sylviane Lador ne savait pas que deux mois après, elle allait vivre une telle expérience. Aujoiurd?hui, elle se pose une seule question : ?le gouvernement dit aux expatriés Mauriciens de revenir au pays pour investir. Est-ce ainsi qu?on les encourage pour qu?ils rentrent au pays. A bon entendeur salut !?.
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