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Accusée d?avoir opéré un bordel, elle est acquittée
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Accusée d?avoir opéré un bordel, elle est acquittée
Monique Roy, directrice d?un salon de beauté, peut enfin respirer. Elle était accusée de tenir un bordel mais la cour intermédiaire a prononcé un non-lieu en sa faveur hier. La magistrate Renuka Dabee a conclu que Monique Roy n?était pas nécessairement au courant de ce qui se passait à l?intérieur de ses cabines.
Les faits remontent au 20 mars 2002. Ce jour-là, les enquêteurs ont pour mission de se rendre à La Lune, L?étoile et la Marine, trois cabines du Péreybère Beauty Saloon, qui se trouve en face de la plage publique.
La perquisition débute à 15 h 05. A l?arrivée des policiers, Monique Roy est assise dans la salle d?attente en compagnie de deux employées, devenues témoins dans cette affaire.
Les policiers frappent à la porte des trois cabines avant d?y entrer. Il y a un homme et une femme dans chacune d?elles, dont un Français qu file? à l?anglaise. Il n?a pas été revu depuis et son nom ne figure pas dans la liste des témoins.
Lors de la perquisition, les policiers saisissent plusieurs préservatifs dont certains déjà utilisés, des soutiens-gorges, des caleçons et une robe, comme pièces à conviction.
En cour, les limiers ont déclaré avoir vu des hommes et des femmes complètement nus dans les trois cabines. Les femmes étaient des employées du centre de beauté et les hommes étaient des clients.
L?un d?eux a avoué qu?il en était à sa troisième visite et que lors des deux autres, il avait payé Rs 1 000 à la masseuse pour avoir des relations sexuelles. Il est cependant revenu sur ses aveux en soutenant qu?il avait été pris de panique en voyant les policiers.
Proposition pour le massage «plus»</B>
Quant au deuxième client, il a nié avoir eu des rapports sexuels avec la masseuse, mais a expliqué que le prix du massage était négociable, dépendant du temps passé à l?intérieur de la cabine. C?est-à-dire que le prix normal était de Rs 400 à Rs 500 pour une durée de45 minutes mais qu?un «plus» pouvait coûter Rs 300 supplémentaires.
Selon lui, ce jour-là, l?employée lui faisait un massage normal mais que les policiers ont soulevé la jupe de la masseuse pour voir si elle portait des sous vêtements. Ils ont ensuite été tous deux arrêtés et conduits aux Casernes centrales pour les besoins de l?enquête.
Une des employées a nié s?être prostituée à la demande de la propriétaire du centre de beauté ou avoir été en compagnie d?un ressortissant français dans une des cabines. Elle a expliqué qu?elle profitait de l?absence de Monique Roy pour avoir des relations sexuelles avec son petit ami dans L?Etoile. Les autres employées présentes au moment de l?arrivée des policiers ont, elles aussi, nié de façon catégorique qu?elles se prostituaient à la demande de Monique Roy.
Cette dernière a, de son côté, affirmé : «Si mes employées se prostituaient, c?était en mon absence et de leur propre consentement vu que les massages se faisaient dans des cabines.»
La magistrate Renuka Dabee a finalement tranché en faveur de Monique Roy. Selon elle, même si la version du premier client est vraie, l?accusée ne peut être mise en cause puisque c?est durant le massage que la proposition d?avoir des relations sexuelles est faite, de même que pour le massage «plus».
La magistrate a aussi indiqué que Monique Roy n?était pas toujours présente au centre de beauté. «Elle ne pouvait savoir ce qui se passait dans son dos. La poursuite n?a pu prouver les accusations retenues contre elle et l?affaire est rayée.»
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