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9 000 emplois disponibles dans les principales industries

19 avril 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les entreprises qui recrutent donnent rendez-vous aux chercheurs d?emploi. L?Empowerment Programme (EP) tient à partir d?aujourd?hui (jusqu?à dimanche) un Job Fair à l?université de Maurice dans un souci de connecter les deux parties. Quelque 9 000 nouveaux postes seront disponibles cette année dans les principales industries.

Les principaux pourvoyeurs de jobs sont l?hôtellerie, le bâtiment, la zone franche (dont le textile-habillement et le seafood hub) et le business process outsourcing (BPO). Le Job Fair servira de vitrine à ces nouveaux créneaux de carrière.

Il s?agit du premier Salon de l?Emploi de ce genre organisé à Maurice. Il vise à informer les demandeurs d?emploi des possibilités qui existent dans les différentes activités. Les employeurs auront, eux, l?occasion de constater sur place la disponibilité des candidats pour leurs offres d?embauche.

?Inadéquation entre offre et demande?

Une trentaine d?entreprises réparties dans les secteurs de la construction, des technologies de l?information et des communications, du tourisme, de la confection et du seafood hub seront présentes à l?auditorium Octave Wiehé à Réduit pour interagir avec les aspirants salariés.

?Le Job Fair est une initiative qui aidera à résoudre le problème d?inadéquation entre l?offre et la demande de l?emploi sur le marché. L?EP prône une approche qui privilégie la formation en amont en plaçant les gens en entreprise afin de les rendre plus employables?, commente Raj Makoond, le directeur du Joint Economic Council (JEC) et responsable du composant emploi et formation de l?EP. ?Les employeurs auront l?occasion d?évaluer le profil des demandeurs d?emploi. Ils pourront ainsi réajuster leurs stratégies d?embauche en fonction de nouvelles données.?

Les organisateurs du Salon ont mis en place la logistique nécessaire pour faciliter les échanges entre les employeurs et les visiteurs. Des cabines d?entretien seront mises à la disposition des participants qui souhaitent interviewer les demandeurs d?emploi.

Des conférences et des séminaires sont prévus durant la tenue de la manifestation pour faciliter la dissémination de l?information sur les différentes opportunités d?embauche et de formation professionnelle. L?université de Maurice et l?Industrial and Vocational Training Board présenteront la palette des cours qu?ils offrent dans les divers métiers.

L?EP a déployé les gros moyens pour faire de cet événement un succès. Plus de 26 000 lettres individuelles ont été expédiées aux chercheurs d?emploi inscrits auprès des bureaux de l?emploi.

L?emploi repart dans la zone franche

La confection et le seafood, deux principaux piliers de la zone franche d?exportation, pourront créer 4 000 emplois cette année. Le textile-habillement éprouve toutefois des problèmes pour s?approvisionner en main-d??uvre. L?offre de la main-d??uvre ne suit pas la reprise dans le secteur. Trois nouvelles filatures et plusieurs autres projets d?expansion des entreprises annoncés pour cette année pourront générer jusqu?à 2 000 nouveaux jobs.

?Nous cherchons des gens depuis longtemps, mais nous n?en trouvons pas à Maurice. Nous sommes obligés de recruter à l?étranger. Nous avons même essayé de prospecter dans des régions de l?île qui ont connu des fermetures d?usines. Même là, nous trouvons à peine des gens pour travailler?, déclare Ali Parkar, le chief executive du groupe Star Knitwear.

Les déficits, selon lui, sont notés à tous les niveaux des opérations (machinistes, management, engineering, merchandising, services de support?). ?Il est encore plus dommage que nous n?arrivions même pas à embaucher des cadres techniques à Maurice. Il y aura de nouveaux jobs dans cette industrie, mais ce sont principalement les étrangers qui vont les prendre.?

Le seafood hub continue sur sa forte lancée. Les opérateurs espèrent fournir quelque 2 000 nouveaux jobs, surtout s?ils parviennent à obtenir les autorisations sanitaires nécessaires pour exporter en Europe.

Hôtellerie : des carrières ensoleillées

Le tourisme devrait pouvoir intéresser beaucoup de jeunes. 2007 verra l?entrée en opération de 800 nouvelles chambres avec les nouveaux hôtels et Integrated Resorts Schemes. Les opérateurs tablent sur la création d?environ 1 500 postes en 2007.

Des opportunités existent dans tous les métiers de l?hôtellerie tels cuisiniers, stewards, serveurs, réceptionnistes, femmes de ménage et valets de chambre. ?Nous espérons pouvoir recruter durant le Job Fair des jeunes dynamiques et qui veulent faire carrière dans l?hôtellerie. Nous avons prévu des séances d?entrevue sur place?, affirme Clive Chung, Quality and Training Manager chez le groupe Veranda Resorts. ?Le pays mise sur un objectif de deux millions de touristes par année à partir de 2015. Il nous faut un personnel qualifié pour pouvoir répondre à une demande croissante.?

BPO : les centres d?appels en pole position

■ Le ?Business Process Outsourcing? (BPO) est en pleine croissance. Selon les projections, le nombre d?employés dans ces services devrait passer de 6 900 actuellement à plus de 8 000 vers la fin de l?année. Les centres d?appels représentent le gros des activités du BPO. Ces postes de télé opérateurs et de télé agents ne demandent pas une formation universitaire. Mais il existe aussi des opportunités pour les personnes formées en informatique. Teleforma, une société américaine de sous-traitance basée à Ebène, compte beaucoup sur le ?Job Fair? pour trouver la main d??uvre dont elle a besoin pour maintenir son expansion. ?Normalement, nous passons par les avis de presse lorsque nous avons besoin de recruter. Le ?Job Fair? nous permettra de toucher un grand nombre de candidats potentiels à la fois. Nous comptons aussi recruter sur place car nous avons des postes vacants. Nous comptons créer 700 nouveaux postes d?ici la fin de l?année?, indique Dave Kissoondoyal, le ?Director of IT? de la compagnie. Teleforma cherche principalement des télé agents pour dispenser en offshore des services clientèle à plusieurs entreprises américaines. Les nouvelles recrues obtiennent une formation en interne dans plusieurs disciplines dont la langue anglaise parlée (avec accent américain), les techniques du ?customer care? et la culture américaine pour mieux communiquer avec la clientèle. La formation dure entre six et dix semaines. En sus des télé opérateurs, Teleforma espère aussi trouver des ingénieurs et des cadres de support en informatique au salon de l?emploi.

Le bâtiment bute sur un manque de bras

La construction est un autre secteur à même d?absorber en grand nombre des chômeurs peu formés. Les différents chantiers de construction et les particuliers auront besoin d?environ 1 500 paires de bras supplémentaires durant l?année. Les difficultés pour trouver des effectifs adéquats (quantitativement et qualitativement) sont des principaux facteurs qui freinent la progression de cette activité. Pour Bushan Ramloll, le directeur de la compagnie de construction Ramloll Bushan, les manques se situent tant au niveau des métiers techniques tels les quantity surveyors, les ingénieurs de génie civil et les contract managers qu?au niveau des ouvriers manuels, dont les maçons. ?Nous ne trouvons pas suffisamment de cadres techniques sur le marché. La qualité du travail en souffre. Les bons maçons aussi se font rares. Les ouvriers expérimentés sont devenus vieux et ne se renouvellent pas. Même les maçons doivent avoir un minimum de formation. Ils doivent au moins pouvoir lire un plan.?

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