Publicité

Roland Chane See Chu: «Plus l’arrêt sera long, plus il sera difficile de retrouver ses acquis»

29 avril 2020, 06:49

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

 Roland Chane See Chu: «Plus l’arrêt sera long, plus il sera difficile de retrouver ses acquis»

Le virus du Covid-19 a fait son apparition à la Réunion le 1er mars 2020. La population est confinée depuis le 17 mars. Elle a dû depuis cette date adapter son quotidien à de nouvelles règles de vie strictes : l’obligation de posséder une attestation de circulation ou une dérogation pour pouvoir circuler, les mesures de distanciation sociale, les règles d’hygiène, les gestes barrières. Roland Chane See Chu, célèbre photojournaliste de la Réunion et secrétaire du Club d’athlétisme de la Plaine-des-Cafres, fait un constat de la situation à l’île sœur avec un regard particulier sur l’univers du sport.

Sur votre page Facebook, vous postez depuis quelques jours les photos prises lors des grands événements sportifs que vous avez couverts en votre qualité de photojournaliste. Les articles publiés dans les journaux de la Réunion ressortent aussi des tiroirs des souvenirs. Est-ce votre façon de conjurer le sort en cette période de confinement qu’impose l’épidémie de Covid-19 ?

Le 1er avril – ce n’est donc pas un poisson que j’avais lancé – j’ai commencé à publier sur ma page Facebook des articles de presse dédiés à l’athlétisme à la Réunion et un peu aussi à Maurice. Auparavant, je pratiquais le football et le judo, mais en 1978, lorsque Marlène, mon épouse, s’est mise à la course à pied – un peu par hasard – j’ai commencé à découper des articles de presse, du JIR, du Quotidien, de Témoignages, de l’Echo des Quartiers, du Réunionnais, de Télé-Mag etc. Pour mémoire, mes débuts en tant que pigiste ont démarré au Quotidien, vers la fin des années 70. Le rédacteur en chef de l’époque, Hubert Bruyère, m’a aidé à faire ces premiers pas.

Durant ce confinement, je m’attelle à mettre de l’ordre dans mes archives. L’idée de partager tous ces souvenirs a fait tilt dans ma tête. Il y a eu pas mal de retour dès les premières publications, et c’est pour moi, une occasion de partager tous ces souvenirs, d’apporter un peu de réconfort aux «anciens» qui ont construit l’athlétisme à la Réunion. En même temps, c’est aussi informer les plus jeunes sur cette période qu’ils n’ont pas connue. Quel plaisir pour moi de retrouver ces écrits et ces images qui ont marqué plus de 40 ans de ma vie et bien sûr, celles de Marlène, mon épouse, qui m’a fait «découvrir» les joies et l’ambiance de la course à pied. Les réponses/réactions de quelques anciens, tels que Gilles Hubert, Albert Jalia, Hervé Méraville, Jean-Louis Prianon, Nathalie Migale, Martine Hoareau, Gerry Perrault et plein d’autres encore me font plaisir et les encouragements qui me parviennent me motivent encore plus. Certains de ces articles et photos portent ma signature, puisque j’ai été au Quotidien puis au JIR, ensuite à Télé-Mag etc.

La population respecte-t-elle le confinement, l’obligation de posséder une attestation de circulation ou une dérogation pour pouvoir circuler, les mesures de distanciation sociale, les règles d’hygiène ?

Le message lancé des dizaines de fois est de respecter sans arrêt les gestes-barrières : lavage des mains, port du masque et des gants, distanciation sociale. Ici à la Réunion, et comme partout ailleurs, la situation est difficile. Le Covid-19 frappe sans discernement, personne n’est à l’abri. Avec plus de 380 cas à ce jour (NdlR : 408 cas au 19 avril 2020), deux ou trois personnes sont en réanimation, et ce qui est extraordinaire – et là, je croise les doigts – c’est que la Réunion n’a enregistré aucun décès dû au Covid-19 à la date du 13 avril 2020. Pourvu que ça dure ! Le confinement est la règle générale, et à mon sens, il est assez bien respecté par la population. Il y a toujours des exceptions et des incivilités parce que des récalcitrants, il y en a toujours eu. Sur les réseaux sociaux, on a vu par exemple des personnes se bagarrer dans un libre-service pour du papier toilette. Des exemples à ne pas suivre, bien entendu. Avec le temps, les gens ne se bousculent plus dans les supermarchés qui sont ouverts jusqu’à 19 heures. A La Possession, la mairie a même instauré le couvre-feu : interdit de circuler à partir de 20 heures jusqu’au lendemain matin.

Les autorités ont annoncé qu’il n’y pas de souci au niveau de l’approvisionnement, les bateaux arrivent. «Il n’y pas de risque de pénuries, nos stocks sont renouvelés», a, par exemple, déclaré à la télévision, Pascal Thia Kim, représentant de Leclerc à la Réunion.

Il faut une attestation de circulation voire une dérogation pour pouvoir sortir de chez soi…

C’est muni de «l’attestation de déplacement dérogatoire» que l’on peut sortir de chez soi, pour des raisons bien précises : pratique de certaines activités professionnelles, achats de fournitures de première nécessité, consultations et soins médicaux, déplacements brefs dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal de 1 km, convocation judiciaire ou administrative, participation à des missions d’intérêt général. Les forces de gendarmerie et de police patrouillent et veillent au grain, car des amendes sont prévues en cas de non-respect de ces directives : 135 euros, somme qui peut être augmentée en cas de récidive.

De manière quasi-quotidienne, les autorités – Préfet, Agence Régionale de Santé, Région Réunion, Conseil Départemental, les médecins, hôpitaux, les chambres consulaires, les organismes de secours, la Croix Rouge, l’Armée etc. –, font le point sur la situation générale, le tout étant coordonné par la Préfecture. Le manque de masques a fait l’objet d’un large débat depuis le début du confinement. Pourquoi ce manque et ce retard dans l’approvisionnement ? Qui en sont responsables ?

Le sport est à l’arrêt partout dans le monde. Comment font les sportifs réunionnais pour se maintenir en forme ?

Le sport est à l’arrêt. A partir du principe qu’il n’y a plus de contact, les sports collectifs, à l’extérieur et/ou en salle, ne peuvent plus être pratiqués. Faire du judo, du rugby, du handball est impossible. Tous les équipements en plein air, salles de sport et gymnases sont fermés. Les décisions prises par les différentes fédérations sportives nationales sont appliquées à la lettre. Une chance pour celui ou ceux qui possèdent à domicile une salle tout équipée. «A la maison, j’ai quelques petits matériels tels qu’un home-trainer, un vélo elliptique et une petite piscine dans la cour. Cela me permet de faire plein d’exercices, à défaut des grandes sorties à l’extérieur», témoigne Stéphane, qui habite la ville du Tampon.

«Je m’attelle à mettre de l’ordre dans mes archives. (…) C’est pour moi une occasion de partager tous ces souvenirs, d’apporter un peu de réconfort aux «anciens» qui ont construit l’athlétisme à la Réunion.»

Et Monsieur et Madame Tout-le-monde ?

Le gouvernement autorise des sorties pour ces pratiques, dans le cadre strict du respect de la distance à ne pas dépasser, de 1 km à partir de son domicile et ce sur une durée de 1 heure au maximum. On s’adapte ou pas, chacun s’organise du mieux qu’il peut. On tourne autour d’un pâté de maisons, on fait des allers-retours sur une ligne droite, dans un sentier à proximité… Lorsque ces sportifs se croisent – ou se doublent – la règle de la distanciation est également observée. Les gendarmes patrouillent et vérifient que tout se passe bien. Sans votre attestation de déplacement dérogatoire, vous avez votre procès-verbal en bonne et due forme. Il y en a eu une douzaine de dressée le week-end dernier.

Certains rusent en prenant le risque d’aller courir dans des sentiers peu fréquentés…

Les autorités ne lésinent pas sur les moyens, à l’exemple de deux Italiennes repérées à partir d’un hélicoptère sur les sentiers les plus reculés de l’île. «Même dan’ bois band’ là y trouve a ou», dixit ce traileur inconditionnel. Le week-end dernier des randonneurs et des traileurs ont été verbalisés. En sus de l’hélicoptère, la surveillance s’effectue également avec l’utilisation de drones. Qu’on se le dise : il y des yeux dans le ciel réunionnais.

Vous êtes aussi dirigeant sportif au sein du Club d’athlétisme de la Plaine-des-Cafres. Vous avez dû reporter notamment le Trail du Volcan qui se tient habituellement le 1er mai…

Bien évidemment, les compétitions sont annulées les unes après les autres. Le Trail D2 Rivières, le Trail du Volcan, le championnat de la Réunion des 10 km sur route et plein d’autres compétitions encore sont passés à la trappe. Comme plein d’autres pratiquants, Jean-Marie Cadet, qui est un champion et un passionné de course à pied, a des fourmis dans les jambes et a hâte que cela se termine. Pascal Hoareau, qui avait programmé pour la première fois l’UTMB, voit son rêve s’écrouler. Des exemples pareils, il y en a certainement des milliers à la Réunion qui est une terre de trail par excellence. Pour l’heure, c’est restriction : on court pas loin de chez soi, et on le répète, pas plus d’une heure.

Une petite parenthèse : le volcan est entré en éruption le 2 avril pour une durée de quelques jours. Il était bien évidemment interdit de sortir pour admirer ce spectacle visible du côté du Sud sauvage.

«Comme les associations fonctionnement en grande partie grâce aux subventions de l’Etat et des collectivités, les clubs seront asphyxiés financièrement.»

La saison sportive 2020, est-ce une saison sur laquelle il vaut mieux déjà faire un trait en se disant : «Cap sur 2021» ? Ou peut-on encore espérer en tirer quelque chose de bien une fois le confinement terminé ?

Je pense que plus l’arrêt sera long, plus il sera difficile de retrouver ses acquis. Pour la course à pied, on peut dire qu’on tire un trait sur les séances spécifiques sur un stade, avec un entraîneur à ses côtés. Faire des performances comme avant ne sera guère évident, il faudra du temps au temps. Sur le plan psychologique, l’impact sera plus ou moins important selon les individus. L’angoisse et le stress liés au confinement peuvent se produire. Au sein de la communauté des coureurs à pied, il y a des liens qui s’installent via les réseaux sociaux ou par téléphone. On échange, on s’encourage mutuellement, «mais rien ne vaut le contact direct, et surtout en pleine nature», comme me l’a déclaré un de mes nombreux amis traileurs.

Les sportifs parviendront-ils, selon vous, à rattraper ces semaines d’inactivité ?

Même si le sport est un formidable vecteur de santé, il passera après le «secteur Santé». Un film apocalyptique, on est en train d’en vivre un. J’ai vu pas mal de films sur ce sujet – entre autres, Soleil vert – mais là on est dans la réalité vraie, ce n’est plus du cinéma. Qu’on se le dise, il faudra attacher ses ceintures et dans le pire des cas, plus tard, se serrer la ceinture. Ce que je ne souhaite pas à l’Humanité toute entière qui a connu des catastrophes en tous genres. La planète bleue est-elle en train de se noircir pour devenir néant ? L’Homme prendra-t-il un jour conscience de son devenir, de ses actions incontrôlées, de ses débauches, de ses gaspillages, de son autodestruction ? Dans ces moments difficiles, il me revient souvent à l’esprit cette citation pleine de vérité : «Dans la vie, il y a deux tranches de vie. La seconde commence lorsque l’on se rend compte que l’on a qu’une seule vie.»

Toutes ces manifestations patiemment construites pendant des années qui sont soudain mises sur pause. Et quand on sait la crise économique qui se dessine, le sport risque de ne plus être le même dans les mois à venir…

D’une manière plus générale, obtenir les moyens de ses ambitions va, à mon avis, à l’encontre du déroulement du scénario actuel. L’économie est à l’arrêt, l’argent va manquer et les moyens qui vont avec également. Un chiffre qui donne le vertige : le coût de l’économie française, pour un mois d’arrêt, est estimé à 75 milliards d’euros de perte. La France est en récession et l’onde de choc sera ressentie ici à la Réunion. Et comme les associations fonctionnement en grande partie grâce aux subventions de l’Etat et des collectivités, les clubs seront asphyxiés financièrement.

Sinon, quelle est la situation globale à la Réunion en ce qui concerne le Covid-19 ? Le pic a-t-il déjà été atteint ?

Le gouvernement avait prévu une première quinzaine du mois d’avril «particulièrement difficile». A la Réunion, le pic de contamination n’est sans doute pas encore atteint, mais la phase plateau observée depuis deux ou trois jours est encourageante. Ce lundi 14 avril, les chiffres officiels de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Préfecture étaient les suivants : 391 cas enregistrés depuis l’apparition du virus le 1er mars 2020, dont 66 cas autochtones secondaires, 42 cas autochtones, 25 cas hospitalisés et 3 cas hospitalisés en service de réanimation. Pas de décès pour le moment.

Mille pensées et encouragements s’adressent aux soignants, ces «héros» en première ligne pour sauver des vies et combattre ce fichu coranavirus autant invisible que destructeur. Des médecins et des infirmières meurent, qu’ils soient salués pour leur courage et leur abnégation dans la lutte terrible menée depuis des semaines et des semaines. Et pour combien de temps encore ?

La dengue est ce deuxième fléau sanitaire qui, en parallèle, frappe la Réunion. Comme si le coronavirus ne suffisait pas. Du 23 au 29 mars, 257 cas ont été confirmés sur les 2 513 enregistrés. Il y a eu 119 hospitalisations, dont 342 en urgence, et les communes les plus touchées, par zones géographiques, sont : Saint-Louis pour le Sud, Saint-Paul pour l’Ouest, Sainte-Marie pour le Nord et Saint-André pour l’Est.

Que vous inspire l’épisode Covid-19 sorti tout droit d’un film apocalyptique ?

Dans son allocution très attendue du lundi 13 avril, le président de la République française a annoncé plusieurs mesures, notamment le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai, les aides aux familles les plus modestes et aux étudiants, et de citer ceux de l’Outre-Mer qui sont parmi les plus précaires, la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées le 11 mai. «Solidarité et résilience» sont les deux mots clés utilisés par Didier Robert, président de la Région Réunion, suite aux déclarations d’Emmanuel Macron. Rappelons que la Région a déjà engagé 50 millions d’euros destinés à un plan de soutien exceptionnel aux entreprises, en sus des autres actions qu’elle entend mener pour faire face à cette crise sanitaire. De nombreuses autres réactions ne vont pas tarder. Wait and see.

Cette épidémie a replacé l’humanité en face d’elle-même, l’obligeant à revenir à l’essentiel, à faire preuve pour une fois de mesure et d’humilité. Le monde retiendra-t-il la leçon, selon vous, ou reprendra-t-il sa course destructrice de tous les excès une fois la maladie vaincue ?

Ce Covid-19 laissera des traces indélébiles dans notre société d’aujourd’hui et surtout pour le futur. Demain ne sera plus comme avant. Plus globalement, dans ce non-respect de la Nature, qui vacille de jour en jour, aura-t-on droit à une fin prochaine de ce coronavirus avec un monde nouveau plus humain, plus fraternel, plus solidaire… ou une fin du monde ? La question reste posée.

Témoignagne de Marlène Chane See Chu, athlète et présidente du Club d’athlétisme de la Plaine-des-Cafres

<p><strong>&laquo;J&rsquo;ai hâte de retrouver le chemin des compétitions&raquo;</strong></p>

<p>&laquo;C&rsquo;est vraiment une expérience particulière que toute la planète connaît aujourd&rsquo;hui. Chacun vit à sa façon cette situation que l&rsquo;on a du mal à maîtriser. En tant que coureuse à pied &ndash; depuis 1978 &ndash; je parviens à m&rsquo;organiser à peu près, en fonction de mon emploi du temps et surtout en respectant les règles de confinement depuis son entrée en vigueur à la Réunion le 17 mars 2020. Je ne peux pas oublier cette date, date anniversaire de la naissance de mon fils David. La petite fête familiale en petit comité a été annulée, tout simplement.</p>

<figure class="image"><img alt="" height="662" src="/sites/lexpress/files/images/carnet/whatsapp_image_2020-04-29_at_10.17.27.jpeg" width="442" />
	<figcaption></figcaption>
</figure>

<p>On habite à 100 mètres d&rsquo;un ancien terrain de football qui est devenu une esplanade. C&rsquo;est un peu mon lieu d&rsquo;entraînement. Quand j&rsquo;en ai marre de tourner en rond, je vais sur le Boulevard du lycée, en respectant toujours le rayon de 1 km. Sur une durée d&rsquo;une heure, il est possible de faire 10 à 12 km. Une fois à la maison, séance d&rsquo;étirements, de renforcement musculaire, parfois en visionnant des séances spécifiques en direct sur Internet. J&rsquo;ai hâte de retrouver le chemin des compétitions et l&rsquo;ambiance des courses à pied qui est toujours formidable. Hâte aussi d&rsquo;aller aux entraînements du club, voir ces jeunes et leurs parents les accompagner.</p>

<p>En tant que présidente du Club d&rsquo;athlétisme de la Plaine-des-Cafres &ndash; club de la commune du Tampon &ndash;, je garde le contact avec les entraîneurs et quelques-uns des membres du comité directeur. On est en train de travailler sur les dossiers de demande de subventions, car sans subventions nous ne pourrons pas continuer nos activités lorsque celles-ci reprendront. Le site Internet de l&rsquo;association est un lien d&rsquo;information, plus particulièrement en direction de nos adhérents. En tout cas, nous avons arrêté tout rassemblement. Les coureurs à pied adultes de notre association qui pratiquent en hors-stade se prennent individuellement en charge et s&rsquo;adaptent à leur environnement et à leur emploi du temps.</p>

<p>C&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion pour moi de faire du grand nettoyage à la maison, des rangements, par petites touches, puisqu&rsquo;on a le temps devant soi. J&rsquo;apprends pas mal de choses pendant cette période d&rsquo;isolation, et mon premier pain fait-maison est passé au four. Je l&rsquo;ai amélioré au fil des jours. Je me débrouille mieux sur un ordinateur et grâce à l&rsquo;utilisation de l&rsquo;Internet et du smartphone, le contact avec mes proches s&rsquo;effectue plus facilement.</p>

<p>A mes amis de l&rsquo;île Maurice, je vous adresse mes amitiés et mes encouragements dans cette lutte contre ce Covid-19 sans pitié. Avec d&rsquo;autres amis de la Réunion, on devait venir vous rendre visite, pour le Royal Raid par exemple, ou encore à l&rsquo;occasion du Dodo Trail et du Marathon international de l&rsquo;île Maurice. Ce n&rsquo;est que partie remise. Pour l&rsquo;heure, la santé est la priorité de toutes et de tous.</p>

<p>Comme tous les parents et grands-parents, le plus difficile est de ne pas pouvoir voir ses enfants et ses petits-enfants. De retrouver les siens autour du repas familial. J&rsquo;ai une pensée pour les personnes les plus fragiles, de la Réunion et d&rsquo;ailleurs. A ces gens qui sont dans le besoin, qui vivent dans un pays un peu plus exposé où les malades et les décès se comptent par milliers. Je suis croyante et je crois à des lendemains meilleurs. Bon courage à toutes et à tous.&raquo;</p>

 

Publicité