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MV Benita: utilisation d’explosifs pour libérer le vraquier
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MV Benita: utilisation d’explosifs pour libérer le vraquier
Les opérations pour déséchouer le MV Benita, le vraquier libérien immobilisé sur les récifs du Bouchon depuis douze jours, se poursuivent. Mardi 28 juin, elles franchissent une nouvelle étape avec l’arrivée de l’Américain Gary DeMarsh, expert en démolition. Il est le président et propriétaire de Demex International, une compagnie spécialisée, depuis 1972, dans l’utilisation d’explosifs en milieu marin. Celle-ci est également impliquée dans des opérations de sauvetage concernant des navires naufragés, entre autres.
L’Américain devra proposer des solutions aux spécialistes du renflouage de Five Oceans Salvage afin de libérer le navire. Selon une source, deux solutions sont évoquées. L’une concerne le recours à une implosion et l’autre proposerait l’utilisation d’une foreuse hydraulique pour perforer la roche qui s’est encastrée dans la cale n° 5.
Toutes nos vidéos sur le naufrage du BV Benita à Maurice
Travaux de soudure
Les sauveteurs grecs ont, par ailleurs, commencé les travaux de soudure dans la cale n° 4. Et l’eau a été pompée. Ce qui fait que les cales 1, 3 et 4 sont désormais intactes. La cale n° 2 est elle aussi en passe d’être sécurisée. Ce n’est qu’après ces opérations que le renflouage du vraquier sera entamé.
Mesures préventives
De son côté, le Mauritius Oceanography Institute a pris plusieurs échantillons d’eau de mer pour des analyses. Et pour contrer les problèmes de pollution, le Swire Emergency Response Services (SERS), spécialiste international antipollution, a érigé une plateforme sur l’Îlot Brocus.
L’équipe du SERS restera sur place jusqu’à la fin du pompage du fioul. Neuf tonnes de ce produit ont été héliportées, lundi, selon la National Coast Guard (NCG). Ce qui ramène à 127 le nombre de tonnes d’huile lourde transférées à Virgin Oil, à Montagne-Blanche. Il ne reste plus que 18 tonnes de fioul à enlever.
Pour des raisons de sécurité au Bouchon, la NCG a émis un communiqué, exhortant le public à ne pas s’approcher de l’Îlot Brocus et du MV Benita dans un rayon d’au moins un kilomètre et demi. L’accès est autorisé uniquement aux sauveteurs.
La boîte noire décryptée
Le Voyage Data Recorder (VDR), communément appelé boîte noire, va être décrypté. Lundi 27 juin, l’expert sud-africain Alwyn Ally, dépêché par la compagnie d’assurances, a remis une copie des données téléchargées aux autorités mauriciennes. Il leur a également remis le playback software afin qu’elles puissent lire le manuel pour savoir ce que le VDR contient comme informations, surtout pour mieux comprendre ce qui s’est passé dans la nuit du 16 au 17 juin.
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