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Courts-Mammouth: des employés se disent «persécutés»
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Courts-Mammouth: des employés se disent «persécutés»
Licenciements abusifs, transferts dans des endroits éloignés… Il ne fait pas bon être employé chez Courts Mammouth, à en croire des salariés. Après que les fonctions de certains d’entre eux ont été changées en début d’année, ils sont nombreux à se dire «persécutés» par la direction. Des allégations que réfute la direction de Courts-Mammouth.
Bruno Cotte, qui a été remercié fin mars, a porté plainte au ministère du Travail. Motif de son licenciement: un «commentaire déplacé» publié sur Facebook en février à l’encontre d’un manager et de la compagnie. Pourtant, insiste-t-il, il n’a pas précisé le nom de la personne et encore moins celui de la firme.
Cet ex-employé de Courts-Mammouth explique qu’il a dû se présenter devant un comité disciplinaire en mars et a été licencié à la fin du mois pour «gross misconduct». Bruno Cotte, qui devait compléter 20 ans de service en septembre, n’en démord pas: «Cet incident n’est qu’un prétexte pour me faire partir sans me payer pour mes années de service.»
«Fausses accusations»
D’ajouter qu’il lui était reproché «d’avoir tenté de convaincre ses collègues de se syndiquer». Or, avance-t-il, c’est important d’être syndiqué, «surtout après ce qui s’est passé avec l’affaire BAI qui a entraîné des pertes d’emplois».
Quid de ceux qui subissent un transfert?«Pe fer boul ping-pong ek nou», décrie un autre employé de Courts Mammouth, qui a été transféré à un endroit éloigné de son domicile. Ce dernier, qui compte plus d’une quinzaine d’années de service au sein de l’entreprise, fait d’ailleurs ressortir qu’il n’est pas le seul à faire face à cette situation.
Sollicitée, Fatma Mudhawo, responsable du département des ressources humaines à Courts-Mammouth, réfute toute allégation de persécution des employés de la part de la direction. Elle avance que depuis la reprise de l’entreprise par David Isaacs en septembre dernier, 19 employés se sont séparés de la compagnie. «Certains ont quitté car ils ont eu une meilleure offre alors que d’autres ont rejoint la fonction publique ou se sont mis à leur propre compte.»
Quant aux transferts, souligne Fatma Mudhawo, d’octobre 2015 à ce jour, il y en a eu 49. «Plusieurs d’entre eux ont réclamé leur transfert pour être plus proches de leur lieu de résidence», dit-elle. Quid du licenciement de Bruno Cotte? Elle soutient que tout a été fait dans la transparence, en présence d’un syndicaliste et du représentant légal de la compagnie.
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