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Vijaya Sumputh: «L’EOC s’acharne sur moi»
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Vijaya Sumputh: «L’EOC s’acharne sur moi»
«De l’acharnement pur.» C’est ainsi que Vijaya Sumputh, membre du Muvman Liberater (ML), qualifie le tapage médiatique ainsi que l’enquête de l’Equal Opportunities Commission (EOC) suivant sa nomination en tant que directrice exécutive du TFSMC en février 2015.
Sa nomination, poursuit celle qui a rejoint le MSM en 1998 avant de prendre ses distances du parti soleil en 2005, reflète la volonté du ML de reconnaître les compétences de ceux qui veulent servir le pays. D’ailleurs, avance l’avocate, tous les partis font cela. «C’est une réalité à travers le monde.»
N’empêche que lors de la campagne électorale en 2014, l’alliance Lepep avait pourtant dit qu’un appel à candidatures serait lancé pour tous les postes. Réplique de Vijaya Sumputh : Il s’agit de postes qui doivent passer par la Public Service Commission. «Auparavant, je défendais les droits humains. Aujourd’hui, je défends le droit médical de tout un chacun.»
Quid de l’enquête de l’EOC ? L’affaire est actuellement devant l’Equal Opportunities Tribunal (EOT). Vijaya Sumputh récuse toute maldonne. «Je suis avocate avant tout et je vous assure que tout a été fait dans la légalité. Avant l’Equal Opportunities Act, la loi précise que le board peut choisir sa directrice. Le ministre de la Santé n’a qu’un rôle consultatif dans cette décision.»
Dès lors, elle affirme que le procès que l’EOC lui intente n’est pas justifié. «Est-ce parce que je n’ai pas les compétences?» s’interroge-t-elle. Or, insiste Vijaya Sumputh, son bilan à la tête du Centre cardiaque de Pamplemousses après 13 mois parle de lui-même. «Il n’y a qu’à regarder les chiffres.»
Dans la foulée, Vijaya Sumputh fustige la manière de procéder de l’EOC. Elle allègue notamment ne pas avoir été contactée durant l’enquête. «Ils m’ont mis devant le fait accompli lorsque l’affaire était déjà à l’EOT en me demandant d’être co-respondent. C’est cela que je conteste.»
Quid des rumeurs de sa proximité avec Anil Gayan ? «Écoutez, je le connais depuis longtemps. Il est un éminent avocat. Nous étions au MSM au même moment. Nous sommes actuellement au ML. Et maintenant, je suis à la tête d’une institution dont il est le ministre de tutelle. Tout le reste est totalement injustifié.»
Dernière question. Pourquoi avoir rejoint le ML, alors qu’elle avait pris ses distances de la politique depuis 2005? «J’ai côtoyé Ivan (NdlR, Ivan Collendavelloo). Personne ne peut nier que c’est un avocat hautement intelligent qui n’a plus rien à prouver, ni en tant que politicien. C’est la raison pour laquelle j’ai rejoint son parti.»
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