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Une unité du Cardiac Centre à l’hôpital Victoria d’ici six mois

24 mars 2016, 16:23

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Le but : éviter aux patients qui habitent loin le long trajet jusqu’à l’hôpital SSRN, à Pamplemousses.

C’est dans cette optique que le Cardiac Centre sera bientôt décentralisé. «D’ici six mois, une nouvelle unité du Cardiac Centre sera opérationnelle à l’hôpital Victoria», a affirmé Vijaya Sumputh, directrice exécutive du Trust Fund for Specialised Medical Care (TFSMC).

En effet, un étage dans la nouvelle aile de l’hôpital de Candos, qui a récemment été inaugurée, sera dédié à ce nouveau centre. Vijaya Sumputh explique qu’une telle décision a été prise pour le bien des patients. «Les cinq hôpitaux réfèrent leurs patients au centre. Nous sommes actuellement capables de les traiter dans des délais très brefs, mais certains doivent effectuer plusieurs heures de trajets pour se rendre à leur rendez-vous. Or, il est primordial que les patients soient calmes et pas fatigués pour des traitements cardiaques», fait-elle ressortir. Le recrutement du personnel pour cette unité a déjà débuté. Quinze infirmiers ont commencé une formation spécialisée pour pouvoir y travailler. «Nous voulons que le centre soit opérationnel dès l’ouverture», ajoute Vijaya Sumputh.

Autre avantage que représente l’ouverture de cette unité : un plus grand nombre de patients pourra être traité à Maurice. D’autant plus qu’à présent, trois chirurgiens cardiaques sont employés à temps plein.

 

AVANCÉES TECHNIQUES

Le seul problème qui existe est l’acquisition des équipements. «La lourdeur administrative est incroyable. Il faudrait qu’une solution soit trouvée pour l’allégement des démarches, surtout dans le secteur médical, car il y va de la vie des patients.» Toujours est il que Vijaya Sumputh est confiante que le centre ouvrira dans les délais. Quant au Cardiac Centre de l’hôpital SSR, une restructuration a permis de réduire considérablement la liste des patients en attente de traitement. Selon Vijaya Sumputh, le Cardiac Centre a maintenant les compétences pour traiter des cas plus compliqués. Une autre avancée considérable a été les opérations à coeur battant. La première opération de ce genre à Maurice a eu lieu il y a une semaine. «Contrairement aux opérations à coeur endormi, ce type de chirurgie nécessite moins de sang, la convalescence est moins longue et l’utilisation des consommables est moindre», dit la directrice exécutive du TFSMC. Les avancées techniques ont été rendues possibles grâce à un échange constant entre les cardiologues et chirurgiens cardiaques de plusieurs pays. Depuis longtemps, des échanges ont lieu avec des pays tels que la France, l’Allemagne, l’Inde et la Suisse. Plusieurs Memorandum of Understanding seront signés pour renforcer ces échanges. Récemment, une délégation du Pakistan était en visite à Maurice. Outre l’établissement d’une relation d’échanges dans le domaine cardiaque, ils ont suggéré de se pencher sur une formule de «Private and public patients». Qu’en est-il de la récente déclaration d’Anil Gayan sur l’étude pour la mise en place d’un système payant pour ceux qui en ont les moyens ? «Nous sommes un Trust Fund et nous sommes régis par le Trust Fund for Specialised Medical Care Act. Il nous est possible d’accepter des dons et de générer des revenues. Cela nous permettra d’aller plus vite dans nos acquisitions et d’éviter l’administration étouffante du ministère», soutient Vijaya Sumputh. Toutefois, précise-t-elle, cela ne se fera pas dans l’immédiat. Car si cette méthode est acceptée, il faudra créer tout un système pour le mettre en place. Le Cardiac Centre traite actuellement 100 patients par jour et procède à 20 opérations  par semaine.

 

L’EOC s’acharne sur moi, martèle Vijaya Sumputh

 

«De l’acharnement pur.» C’est ainsi que Vijaya Sumputh,membre du Muvman Liberater (ML), qualifie letapage médiatique ainsi quel’enquête de l’Equal OpportunitiesCommission

(EOC) suivant sa nomination en tant que directrice exécutive du TFSMC en février 2015. Sa nomination, poursuit celle qui a rejoint le MSM en 1998 avant de prendre ses distances du parti soleil en 2005, reflète la volonté du ML de reconnaître les compétences de ceux qui veulent servir le pays. D’ailleurs, avance l’avocate, tous les partis font cela. «C’est uneréalité à travers le monde.» N’empêche que lors de la campagne électorale en 2014, l’alliance Lepep avait pourtant dit qu’un appel à candidatures serait lancé pour tous les postes. Réplique de Vijaya Sumputh : Il s’agit de postes qui doivent passer par la Public Service Commission. «Auparavant, je défendais lesdroits humains. Aujourd’hui,je défends le droit médical detout un chacun.»Quid de l’enquête de l’EOC ? L’affaire est actuellement devant l’Equal Opportunities Tribunal (EOT). Vijaya Sumputh récuse toute maldonne. «Jesuis avocate avant tout et je vous assure que tout a été faitdans la légalité. Avant l’Equal Opportunities Act, la loi préciseque le board peut choisirsa directrice. Le ministre de la Santé n’a qu’un rôle consultatif dans cette décision.»

 

 Dès lors, elle affirme que le procès que l’EOC lui intente n’est pas justifié. «Est-ce parce que je n’ai pas les compétences ?» s’interroge-t-elle. Or, insisteVijaya Sumputh, son bilan à la tête du Centre cardiaque de Pamplemousses après 13 mois parle de luimême. «Il n’y a qu’à regarderles chiffres.»

Dans la foulée, Vijaya Sumputh fustige la manière de procéder de l’EOC. Elle allègue notamment ne pas avoir été contactée durant l’enquête. «Ils m’ont mis devant le fait accompli lorsque

l’affaire était déjà à l’EOT en me demandant d’être co-respondent. C’est cela que je conteste.»

Quid des rumeurs de sa proximité avec Anil Gayan ? «Écoutez, je le connais depuislongtemps. Il est un éminentavocat. Nous étions au MSMau même moment. Noussommes actuellement au ML.Et maintenant, je suis à la têted’une institution dont il est leministre de tutelle. Tout le resteest totalement injustifié.»

Dernière question. Pourquoi avoir rejoint le ML, alors qu’elle avait pris ses distances de la politique depuis 2005 ? «J’aicôtoyé Ivan (NdlR, IvanCollendavelloo). Personne nepeut nier que c’est un avocathautement intelligent quin’a plus rien à prouver, nien tant que politicien. C’estla raison pour laquelle j’airejoint son parti.»

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