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Mineurs en boîte de nuit: ce craze que même la loi ne peut réprimer…
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Mineurs en boîte de nuit: ce craze que même la loi ne peut réprimer…
Ils revenaient de la White Afternoon Party organisée à Flic-en-Flac.Et comptaient rentrer aux petites heures du matin. Sauf que ce lundi-là,le 4x4 dans lequel ces jeunes setrouvaient a été impliqué dans une collision avec un autobus. Ces six jeunes y ont trouvé la mort. L’on dénombre également quatre rescapés,dont deux mineurs.
Après cet accident, ils sont plusieurs, notamment sur les réseaux sociaux, à s’interroger sur l’accès des mineurs aux boîtes de nuit. Qu’en est-il exactement ?
Selon le service de presse de la police, les officiers de la brigade des Mineurs et la police du Tourisme font des visites régulières dans les boîtes de nuit. Et si des mineurs sont pris la main dans le sac, ce sont aussi les propriétaires des discothèques qui risquent une amende d’au moins Rs 10 000.
Du reste, depuis le début de l’année, une vingtaine de contraventions ont été établies par la police du tourisme contre les discothèques à travers le pays.
Rien à faire cependant : de tout temps, les mineurs ont toujours pu accéder aux boîtes de nuit, malgré la loi. Un propriétaire de discothèque fait d’ailleurs ressortir qu’aucune loi ne les oblige à demander la carte d’identité d’un client lorsqu’il se présente à la porte. Les rares fois qu’ils le font, indique-t-il, c’est lorsque le client paraît plus jeune.
Ludmilla, aujourd’hui âgée de 28 ans, confie que c’est à 14 ans qu’elle a eu «lagam» discothèque. Avec une robe moulante, des talons et un peu de maquillage, elle faisait plus grande que son âge et n’avait pas eu de mal à avoir l’autorisation des bouncers à l’entrée de la boîte de nuit. «J’ai été fascinée par ce monde, tous mes cousins étaient présents et on s’amusait.» Elle avoue avoir goûté à son premier verre de bière en boîte de nuit.
Parents au courant
Arvin, jeune habitant de la capitale âgé de 17 ans, était, lui, parmi ceux qui s’étaient rendus à la White Afternoon Party dimanche dernier. Cela fait quatre ans qu’il y va. Et, dit-il, il ne raterait cette occasion pour rien au monde. Ses parents sont au courant de ses sorties en boîte de nuit car tous ses amis du quartier y vont.
Le jeune homme, toujours au collège, sait pertinemment qu’il n’a pas le droit d’aller en boîte. Mais, pour lui, il s’agit avant tout de pouvoir «glacé» devant ses amis au collège.
Dimanche dernier, comme tant d’autres, ses amis et lui se sont rendus à la fête par le bus. «Nous ne nous soucions jamais de comment faire pour rentrer car nous savons très bien que nous aurons des lifts comme chaque année», raconte-t-il. «Mwa mo zis koné ki mo bizin rant mo lakaz landémin gramatin», lâche-t-il, en toute insouciance…
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