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Compensation de Rs 500: la position du gouvernement attendue ce vendredi

4 décembre 2015, 05:05

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Compensation de Rs 500: la position du gouvernement attendue ce vendredi

Une compensation de Rs 500. C’est ce que réclament les syndicats des secteurs public et privé. Leurs propositions, dans le cadre de la première réunion tripartite, hier, feront l’objet de discussions au cabinet, vendredi 4 décembre. Et à 15 heures, le gouvernement rendra publique sa position à l’issue de la deuxième réunion.

La réunion d’hier a été présidée par le ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo. À l’issue de celle-ci, le Chief Executive Officer de Business Mauritius, qui représente le patronat, a expliqué que la plateforme des tripartites ne peut «régler tous les problèmes». Notamment «institutionnels», a souligné Raj Makoond.

«Il y a à la fois le National Remuneration Board, le Pay Research Bureau, le Collective Bargaining et les tripartites, a-t-il indiqué. Il faudrait d’abord éclaircir le landscape et ce n’est qu’à partir de là qu’on pourra avoir une plateforme plus performante pour travailler avec les différents partenaires.»

Aucune discrimination

Les syndicats, eux, n’en démordent pas : la compensation salariale doit être payée tant aux travailleurs du secteur public que ceux du privé. Lors du Conseil des ministres du 27 novembre, il avait, en effet, été décidé d’exclure les fonctionnaires. «De par le body language du ministre des Finances, nous sommes convaincus que nous avons bien plaidé notre cas», estime Rashid Imrith, qui préside la Fédération des syndicats du secteur public. Naraindranath Gopee, président de la National Trade Union Confederation, insiste d’ailleurs pour qu’il n’y ait aucune discrimination entre les employés des secteurs public et privé lors du paiement de la compensation.

Pour sa part, Ashok Subron demande au gouvernement de respecter sa promesse électorale de payer une compensation additionnelle à ceux touchant un salaire de moins de Rs 14 000. De son côté, Radhakrishna Sadien, de la Fédération des travailleurs unis, souligne qu’en sus de la compensation salariale, il faudrait qu’il y ait un contrôle des prix. «Nous avons constaté que lorsqu’il y a compensation, les prix finissent par augmenter. Or, cela nous ramène au point de départ.»

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