Publicité
Dans un média étranger: le système légal de Maurice jugé «bizarre»
30 septembre 2015, 12:21
Par
Partager cet article
Dans un média étranger: le système légal de Maurice jugé «bizarre»
«Nous sommes un des rares pays où la charge provisoire existe. Cela a été instauré à une période spécifique où il fallait un contrôle strict, mais par la suite, cette pratique s’est étendue et est devenue un outil pour les divers pouvoirs en place», relève Me Rama Valayden en évoquant toute la polémique autour de la charge provisoire retenue contre un suspect avant qu’il ne soit effectivement inculpé. Cette pratique a été vivement décriée par le site d’information Foreign Policy journal dans un article en date du 25 septembre. Ce média en ligne traite principalement des actualités sur la politique étrangère des Etats-Unis mais il se donne aussi pour mission de lancer des débats publics sur des sujets clés.
«The maxim of ‘innocent until proven guilty’ seems not to apply in Mauritius», écrivent les auteurs de cet article lapidaire. Ils vont même jusqu’à qualifier l’île d’une «nation whose legal system is characterized by flagrant abuses of human rights».
Le site d’information explique que dans «the country’s bizarre legal system», les arrestations arbitraires sont monnaie courante, ainsi que les détentions abusives. Les auteurs en veulent pour preuve que fait que la charge provisoire soit appliquée dans notre système légal, en précisant qu’un suspect peut ainsi être arrêté sur simple déposition à la police et que l’enquête ne commence que par la suite. D’où le fait, soutient le site que nos prisons sont «surpeuplées».
Publicité
Publicité
Les plus récents
Confidentiels
L'express leaks du dimanche 23 août au vendredi 28 août 2026
Échanges culturels et sportifs
Deux jeunes karatékas mettent le cap sur le Japon
Drogue
Le recrutement présumé de «mules» en Angleterre interpelle les enquêteurs mauriciens
«National Youth Parliament»
L’hémicycle aux couleurs de la relève
Affaire des 155,7 kg de cannabis
«Mithun» Choolun sort de l’ombre après l’arrestation de son épouse