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Casinos de Maurice: possible sortie de crise
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Casinos de Maurice: possible sortie de crise
Le ministre du Travail espère mettre bon ordre dans le litige qui oppose les salariés des Casinos de Maurice à leur employeur, la State Investment Corporation (SIC). À 10 heures ce matin, vendredi, la direction de l’organisme parapublic et les représentants syndicaux rencontrent Soodesh Callichurn pour discuter du non-paiement de boni de 14e mois, de certaines allocations, ainsi que du plan de départ à la retraite mis en place pour les salariés âgés de plus de 50 ans.
Les finances des Casinos de Maurice sont dans le rouge. 70 % de son budget étant dévolu aux salaires des 853 employés, la SIC a prévu un plan invitant 300 de ceux considérés comme surnuméraires à rendre leur tablier en contrepartie de 15 jours de salaire par année de service. Parmi les membres du personnel ayant dépassé le cap des 50 ans, 16 ont moins de dix ans de métier, 173 ont entre 10 et 24 ans de service, alors que 89 comptent au moins 25 ans de carrière.
La Casino Employees' Union (CEU) ne veut pas adherer à ce nouveau plan. Elle considère que celui présenté par un Steering Committee à la demande du Financial Secretary, en octobre dernier, préconise de meilleures conditions pour le départ de 247 salariés. Notamment, avec une semaine de compensation pour chaque année qui reste à l’employé qui opterait pour une retraite anticipée avant qu’il n’atteigne ses 60 ans. «Là, on est en train de terroriser les employés afin qu’ils acceptent de nouvelles conditions», déplore Ivor Tan Yan, négociateur de la Federation of Progressive Unions (FPU) de la CEU.
Nouvelle politique
Sur la question du boni du 14e mois, d’un montant de Rs 20 millions, qui aurait dû avoir été payé en février, la CEU relève qu’un Procedural Agreement, signé en 2002, a été bafoué par la SIC, d’autant que ce problème aurait dû être réglé à la lumière d’un arbitrage conduit l’an dernier. Le boni étant une forme déguisée de Disturbance Allowance accordée aux salariés depuis 1989, car ils travaillent les jours fériés, la veille des jours fériés, les vendredis et samedis soir, ainsi que durant la période des fêtes de fin d’année.
À l’hôtel du gouvernement, certains ne comprennent plus quelle direction compte prendre la SIC. D’un côté, le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) s’est dit contre l’ouverture de nouveaux casinos, de l’autre l’organisme prévoit deux maisons de jeux à Flic-en-Flac et à Grand-Baie. L’alliance Lepep a également promis la création de nouveaux emplois, mais 300 chefs de famille vont se retrouver au chômage à cause de la nouvelle politique de la SIC, dirigée par nulle autre que la soeur du ministre des Finances.
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