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Le commissaire de police convoqué devant le comité parlementaire de l’ICAC?
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Le commissaire de police convoqué devant le comité parlementaire de l’ICAC?
Ce serait une première. Le numéro un de la police sera sans doute appelé à répondre aux questions des députés siégeant sur le comité parlementaire de l’ICAC. Celui-ci peut, selon l’article 61 (2) (b) de la PoCA, convoquer n’importe quel public official dans le cadre de ses travaux.
Shakeel Mohamed a demandé à Manish Gobin, le président, de convoquer Mario Nobin ainsi que Hemant Jangi, le chef du Central Criminal Investigation Department (CCID). Le député travailliste explique qu’il s’intéresse à la descente du CCID chez le directeur des enquêtes et le directeur général de l’ICAC à 2 heures et 5 heures du matin, la semaine dernière. «La police est-elle en train de miner l’indépendance de l’ICAC?» se demande-t-il.
Aujayeb convoqué à la prochaine réunion du comité parlementaire
Cette réunion n’aura sans doute pas lieu avant la fin de la semaine prochaine. Manish Gobin, en mission en Afrique du Sud, ne rentre que mardi matin. En attendant, il a demandé au Clerk de l’Assemblée nationale de s’enquérir de l’état de santé de Shakila Bibi Jhungeer. Convoquée la semaine dernière par le comité parlementaire de l’ICAC, elle avait invoqué des raisons de santé. Board member de l’ICAC, Shakila Bibi Jhungeer avait soumis sa démission en arguant que le directeur de l’ICAC accordait un traitement préférentiel au Directeur des poursuites publiques. Une démission rejetée par le Premier ministre.
Lutchmeeparsad Aujayeb sera aussi convoqué à la prochaine réunion du comité. Dans un communiqué émis le lundi 27 juillet dans le sillage de l’affaire Sun Tan, le directeur de l’ICAC précise que l’article 61 de la PoCA interdit aux membres du comité parlementaire d’exercer toute forme de pression sur lui par rapport à une enquête en cours. Mais il se dit toutefois prêt à répondre à des questions pour dissiper toute mauvaise interprétation sur la façon dont l’enquête a été menée.
Les trois membres du MMM demanderont, eux, la suspension de Lutchmeeparsad Aujayeb. Ils évoqueront l’allégation du DPP selon laquelle le directeur de l’ICAC aurait tenté, lors d’une réunion en janvier dernier, de lui faire abandonner les poursuites contre Pravind Jugnauth dans l’affaire MedPoint. L’entourage de Lutchmeeparsad Aujayeb cependant parle d’un homme serein. «Pour suspendre le DG de l’ICAC il faut prouver un gross misconduct, et c’est loin d’en être un, il n’y a pas de misconduct du tout», explique un des collaborateurs de Lutchmeeparsad Aujayeb.
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