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Préservation des Wetlands - Roches-Noires : mobilisation contre la smart city

15 avril 2015, 06:02

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Préservation des Wetlands - Roches-Noires : mobilisation contre la smart city

L’annonce de la création de huit smart cities ne fait pas que des heureux. À Roches-Noires, elle a déclenché une levée de boucliers de la part des Organisations non gouvernementales (ONG) et des habitants. Ils arguent que le site choisi pour ce projet est constitué de marécages. Par conséquent, si cette smart city devait sortir de terre, les conséquences seraient désastreuses, estiment le collectif Non à l’Integrated Resort Scheme de Roches-Noires et l’Association Roches-Noires Eco Marine.

 

Nitin Badooa est le responsable de cette dernière. Il affirme que «cet espace est primordial à l’écosystème. Nous parlons d’un lieu qui abrite des sources d’eau potable». Il ajoute que «l’ancien gouvernement a déjà causé pas mal de dégâts. Et là, le nouveau promet d’aller plus loin. Ce lieu est un habitat pour une faune et une flore incroyables».

 

En 2008, un projet d’Integrated Resort Scheme avait déjà été enclenché dans la région, avant d’être mis au placard en 2011. Mais le mal avait déjà été fait : une bonne partie des marécages a été rasée, des banians centenaires ont été abattus et la construction d’un mur empêchant les habitants d’accéder aux marécages, avait débuté, avant d’être stoppée.

 

«ÉVITER LES INONDATIONS»

 

Le collectif Non à l’Integrated Resort Scheme deRoches-Noires, créé dansle sillage de ce premier projetabandonné, n’entendpas laisser le gouvernementaller de l’avant avec la smart city sans avoir au préalableobtenu les informationsnécessaires. Ses membrescraignent notamment quela mangrove du barachoissoit détruite.

 

«Maurice est signataire de la convention de Ramsar, ce qui implique la protection des zones humides. Un tel projet va à son encontre», adéclaré la porte-parole ducollectif, avant d’ajouterque «c’est le lieu où se fait le repeuplement de nos lagons. De plus, ces marécagessont l’habitat des tortues et des oiseaux».

 

Samedi dernier, les débats hebdomadaires du Parlement populaire étaient axés sur ce problème. Gaetan Siew, président du comité en charge de veiller à l’implémentation des smart cities, a fait savoir que tous les projets auront à soumettre à nouveau leur rationale pour avoir l’aval des autorités. Cela n’a cependant pas convaincu les membres du collectif.

 

«Les inondations sont désormais fréquentes dans les régions où les marécages ont été comblés, plus particulièrement dans le Nord et à Flic-en-Flac. Nous voulons éviter qu’une telle situation se reproduise chez nous»,soutient la porte-paroledu collectif.

 

 

 

 

 

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