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Bel-Air-Rivière-Sèche: victimes d'inondations, ils déplorent l’inaction des autorités
27 janvier 2015, 12:04
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Bel-Air-Rivière-Sèche: victimes d'inondations, ils déplorent l’inaction des autorités
«Nou koumadir bann rezete», martèle un habitant de la cité CHA de Bel-Air-Rivière-Sèche. Sa maison, comme celles de nombreux habitants de Tagore Lane, Iqbal Lane, Gandhi Lane et Burrun Lane, est inondée à chaque averse. Les habitants déplorent l’inaction des autorités face à ce problème.
Mercredi dernier, alors que les grosses pluies s’abattaient sur toute l’île, notre équipe était sur place. À peine une heure après le début des averses, des habitants, pieds nus, portant leurs chaussures dans leurs mains, marchaient dans l’eau pour regagner ou sortir de leur cour.
«Mon coeur se brise quand je vois mes enfants marcher dans cette eau pour aller à l’école», lance Cynthia, mère de deux enfants. Son fils de deux ans dans les bras, elle nous montre comment l’eau, qui s’accumule dans la rue, pénètre dans son garage et inonde sa maison. «L’eau s’infiltre partout : dans les chambres, dans la cuisine... On doit tout conserver en hauteur parce que souvent, nos provisions ont été gâtées», raconte-t-elle.

Cynthia, une habitante de la cité CHA de Bel-Air-Rivière-Sèche, explique comment l’eau pénètre dans son garage et sa maison.
Même scénario chez la famille Ravaton. «Combien de temps devrons-nous vivre ainsi ?» lance un membre de cette famille dont la maison a subi des dommages dans le passé. Ils ont perdu meubles, appareils électroménagers et nourriture, argue-t-il.
Tout comme la leur, environ une cinquantaine de maisons sont affectées à chaque averse. Marco Rabye, le président des forces vives et résidant dans ce quartier, confie que les habitants ont, à maintes reprises, fait part de leurs doléances aux anciens élus. «Ils ne font rien pour nous», déplore-t-il.
Marco Rabye explique que depuis l’année dernière les pompiers sont intervenus plus d’une trentaine de fois. «Heureusement qu’ils viennent à chaque fois qu’il y a un problème», dit-il. Ils sont d’ailleurs les seuls à le faire, selon notre interlocuteur. «Nous avons souvent envoyé des lettres parce qu’il n’y a pas de drain ici. Mais personne ne s’en soucie.» De toute façon, ajoute-t-il, un peu plus loin il y a des drains mais «ils n’ont jamais été nettoyés».
D’autre part, le président ajoute que ce quartier manque d’éclairage. A plusieurs endroits, il n’y a pas de lampadaires. «Si une ampoule se casse ou ne fonctionne plus, personne ne vient la remplacer», selon ses dires.
Du coup, dit-il, en hiver, les habitants – surtout les femmes et les étudiants – ne se sentent pas en sécurité. «Ils rentrent tard des leçons ou du travail. Les gens ont peur de marcher dans la rue. Tous les jours les parents doivent aller chercher leurs enfants», regrette-t-il.
Découragés, le président des forces vives et les habitants lancent un énième appel aux autorités concernées afin que celles-ci réagissent. Interrogé, le nouveau président du conseil de district de Flacq, Oumesh Rajkumarsing, soutient qu’il se rendra bientôt sur place. «Ce sera inscrit sur la liste des priorités et j’en parlerai au prochain comité», a-t-il déclaré.
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