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Exportation de singes: un marché florissant
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Exportation de singes: un marché florissant
Toute critiquée qu’elle est, l’exportation de singes est une activité prospère, du moins selon les dernières données de Statistics Mauritius. En effet, les recettes pour les neuf premiers mois de 2014, qui représentaient un peu plus de Rs 524 millions, constituent une augmentation de Rs 4,1 millions, par rapport à celles enregistrées pour les douze mois de 2013 – qui étaient de l’ordre de Rs 520 millions.
Le Canada, l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Grande- Bretagne, Singapour, le Mexique et les États-Unis étaient les clients du pays en 2013 et 2014. Les États-Unis importent de loin le plus grand nombre de singes. En 2013, par exemple, ce pays a importé 2 608 singes pour une somme totale de Rs 223 millions (fob). Ce pays est suivi dans l’ordre par la Grande–Bretagne (Rs 95 millions), la France (Rs 78 millions), l’Allemagne (Rs 64 millions), Singapour (Rs 4 millions) et le Canada (Rs 3 millions).
On retrouve le Mexique sur la liste des pays importateurs en 2012. Maurice a exporté 239 singes vers ce pays pour une somme de Rs 13 millions. En 2005, ce pays avait importé 63 singes pour Rs 3 millions.
Grande demande
En 2005, la liste des pays importateurs de singes élevés à Maurice était beaucoup plus importante qu’elle ne l’est en 2014. Le Mexique, les États-Unis, le Gabon et la Belgique figuraient sur cette liste, au même titre que le Royaume-Uni, la France, Taïwan, l’Espagne, l’Allemagne et Israël. À l’époque, les États-Unis et la Grande-Bretagne dominaient le marché avec des importations d’une valeur de Rs 434 millions et de Rs 184 millions respectivement. En nombre, le pays a exporté beaucoup plus de singes en 2005 qu’en 2012, 2013 et pour les neuf premiers mois de 2014 individuellement.
En 2005, le nombre de singes exportés était de 10 046, pour des recettes de Rs 859 millions. Le nombre était de 6 464 et 6 054 pour 2012 et 2013 respectivement. Pour les neuf premiers mois de 2014, le pays a exporté 6 591 primates.
Bruno Jullienne, vice-président de Cyno Breeders Association (CBA), évoque deux raisons à la hausse des chiffres pour 2014. La première est une plus grande demande, notamment aux États-Unis, pour le développement de thérapies afin de combattre les fléaux comme le diabète, l’Alzheimer, la maladie de Parkinson, le cancer, le sida mais aussi plus récemment Ebola.
L’autre raison, explique-t-il, est une reconnaissance de la supériorité des singes provenant des élevages mauriciens qui, selon lui, sont régulièrement audités par les grandes sociétés pharmaceutiques. Il soutient que ces sociétés sont reconnues comme des leaders mondiaux dans le domaine du bien-être animal et de la qualité du primate en élevage.
C’est un secteur plein d’avenir, pour Bruno Jullienne. Il emploie directement 500 personnes et indirectement 1500, dont des petits planteurs, menuisiers, soudeurs, maçons, transporteurs, etc. «L’excellente réputation de nos élevages et du macaque mauricien accroît l’intérêt des sociétés de biotechnologie et de production pharmaceutique à venir développer davantage ce secteur, pourvoyeur d’emplois, de revenus et de meilleure qualité de vie, dans notre île.»
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