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L’Argentine sait aussi défendre

9 juillet 2014, 09:08

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L’Argentine sait aussi défendre

Avant le début de la Coupe du monde, l'Argentine était crainte pour son attaque. Mais c'est plutôt sa défense, la meilleure du tournoi avec celle de l'Allemagne (3 buts encaissés), qui se révèle être davantage à la hauteur. Décryptage avant la demi-finale contre les Pays-Bas, ce soir (00h00).

 

Depuis le début de la compétition, l’Argentine ne brille pas forcément là où on l’attendait. L’incroyable quatuor offensif (Messi-Higuain-Agüero-Di Maria) n’est pas la machine de guerre attendue, alors que sa défense, plus anonyme, s’est révélée comme le point fort d’une équipe qui a gagné tous ses matches par un but d’écart. A l’heure d’entamer les demies, l’Albiceleste s’appuie sur l’arrière garde la plus étanche du Mondial, à égalité avec l’Allemagne. Elle n’a encaissé que trois buts en cinq matches, ce qui par exemple est mieux que les Pays-Bas (4 buts). La sélection de Sabella a pris un but lors de son premier match contre la Bosnie (2-1) et deux face au Nigeria (3-2). Puis rideau. Les filets de Romero n’ont pas tremblé en 8es face à la Suisse (1-0), ni en quarts devant la Belgique (1-0).

 

Sabella n'a pas une défense type

Cette défense prend peu de buts alors que, paradoxalement, Sabella tâtonne depuis le début de la compétition. Si l’on excepte le gardien, le sélectionneur a utilisé sept joueurs différents. Lors du premier match face à la Bosnie, il a même expérimenté une charnière centrale à trois avec Campagnaro, Fernandez et Garay. Elle n’a vécu que 45 minutes. A la reprise, il a placé une ligne de 4. Sacrifié, Campagnaro n’a plus joué depuis. Sabella a fait confiance à la paire Fernandez - Garay jusqu’en quarts, où il a décidé un peu contre toute attente de remplacer Fernandez pour sortir du placard Demichelis, lequel ne s’attendait même pas à faire partie de la liste des 23 après deux ans loin de la sélection... Sur les côtés, il a davantage de certitudes. A droite Pablo Zabaleta est un titulaire indiscutable. A gauche, Marcos Rojo a disputé les quatre premiers matches avant d’être suspendu en quarts, ce qui a profité au très polyvalent José Maria Basanta. Dans le but, Romero, 3 matches de L1 la saison dernière avec Monaco, est plutôt rassurant.

 

Messi défend aussi

Si la défense est aussi performante, c’est que les tâches défensives sont avant tout une œuvre collective. Sabella a mis au point une tactique très stricte qui consiste à occuper au maximum les espaces, avec comme objectif premier de limiter les offensives adverses. « Ils ont eu une grande défense parce qu'ils ont su fermer les espaces », a fait remarquer le gardien belge Thibaut Courtois après l’élimination des Diables Rouges en quarts. Fin stratège, Sabella s’est réjoui sur ce match du «très bon équilibre » de son équipe et du travail défensif de Messi, qui n’a pas hésité à provoquer quelques fautes pour éviter le départ de contre-attaques. « L’idée, ce n'est pas seulement de marquer des buts », a résumé le sélectionneur argentin, premier à hisser l’Albiceleste dans le dernier carré d’un Mondial depuis 1990. Son équipe ne fait pas rêver. On comprend mieux pourquoi. Mais elle gagne, et c’est bien là l’essentiel.

 

France Football

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