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Il y a 32 ans… Le match de la honte

26 juin 2014, 07:38

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Il y a 32 ans…  Le match de la honte

Certains s’en rappelleront ! 25 juin 1982. A Gijon en Espagne. La République Fédérale d’Allemagne affronte l’Autriche. A la 10e minute, la RFA ouvre le score par l’entremise de Hrubesch. Un tel score assurant aux deux nations – liées par certains malheureux faits historiques – un ticket pour la prochaine étape de la compétition, d’un côté comme de l’autre, on arrête de jouer et propose à la place un simulacre de jeu où personne ne veut marquer.  Lequel renvoie l’équipe algérienne à la maison. Des supporters algériens présents dans les tribunes brûlent alors des pesetas, tandis que le public espagnol agite des mouchoirs blancs en signe de protestation, aux cris de «fuera» («dehors»).

 

Dans les jours qui suivirent, le scandale prit même une dimension mondiale. «Plus jamais ça !» Voilà la phrase tenue par le dirigeant allemand Hermann Neuberger, qui occupait à l’époque le poste de vice-président et responsable des comités d’organisation des Coupes du Monde à la FIFA, après «le match de la honte». Il avait ainsi imposé que les derniers matches des phases de poules devaient avoir lieu en même temps.

 

Changement mis en œuvre dès l’édition suivante, soit 1986. N’empêche que l’arithmétique propre aux classements sportifs n’exclut toujours pas de se retrouver dans des circonstances qui «arrangent» les uns en défavorisant les autres.

 

Les garde-fous en 2014…

 

En 2014, un scandale similaire éclabousserait non seulement les acteurs et les deux fédérations, mais l’ensemble des intérêts de la FIFA, qui communique fortement, y compris durant ce Mondial, sur son engagement contre la plaie des matches truqués par les mafias. Et surtout, cela déplairait considérablement aux partenaires et sponsors des deux fédérations, tout particulièrement à la fédération allemande, le DFB, pour qui la sélection nationale est une vache à lait indispensable au fonctionnement du football national dans son ensemble. Mercedes-Benz et les autres partenaires premium de la sélection allemande n’apprécieraient guère d’être associés à une bande d’hommes en short cyniques. Ce qui est également valable pour les partenariats de publicité très lucratifs dont bénéficient Joachim Löw et Jürgen Klinsmann et qui dépendent entièrement de leur crédibilité en tant que sportifs de premier plan.

 

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