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Cambriolage d’une bijouterie: chasse à l’homme à Terre-Rouge

10 mai 2014, 07:14

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Cambriolage d’une bijouterie: chasse à l’homme à Terre-Rouge
 
Pendant deux heures hier, vendredi 9 mai les hommes de la Special Supporting Unit (SSU) ont tenté de traquer deux voleurs dans les broussailles de Bois-Pignolet, donnant sur l’autoroute Terre-Rouge-Verdun. Furieux, des habitants armés de gourdin se sont joints à eux. Peu avant midi, les deux individus avaient cambriolé une bijouterie emportant près d’un demi-million de roupies de pièces.
 
La propriétaire, Rina Dussoruth, raconte qu’elle était chez elle, à l’arrière de la bijouterie lorsque, peu avant 11 heures, elle «a entendu un grand bruit, comme des vitres qui se brisaient». Ses beaux-frères ont alors accouru et sont tombés sur deux individus qui pillaient la vitrine de la bijouterie. Ils portaient tous deux un casque intégral.
 
«Mes beaux-frères ont commencé à les frapper», raconte Rina Dussoruth. Mais les deux hommes devaient vite se défaire de leurs assaillants pour disparaître dans les bois, via la Railway Road. Sur place, ils ont abandonné leur motocyclette, qui n’était, en fait qu’un véhicule volé le matin même.
 
Des chaînes et huit paires de bracelets ont été saisies ont été emportés de cette bijouterie de Terre-Rouge, hier vendredi 9 mai. © Ejilen Ramasawny
 
Des effectifs de la police régulière, des membres de la SSU, accompagnés de chiens renifleurs et aidés de l’hélicoptère de la police, ont quadrillé la région pendant plus de deux heures et demie. Ils ont abandonné les recherches vers 14 heures sans résultats.
 
La propriétaire de la bijouterie, celui de la motocyclette et les témoins ont tous été entendus par les enquêteurs. Selon Rina Dussoruth, la vitrine contenait «des chaînes, huit paires de bracelets et des chaînes nuptiales, tous en or». Le temps que les gens accourent vers la bijouterie, ajoute-t-elle, les malfaiteurs ont tout pris. Il y a bien une caméra de surveillance sur les lieux, fait ressortir la propriétaire, mais il se peut qu’elle ne serve à rien car elle est braquée sur l’intérieur du commerce.

«Si nou gagn zot, nou kas kas zot»

Du côté des habitants de la région, c’est la colère. Les badauds sur place soupçonnent un groupe de jeunes chômeurs. «Si nou gayn zot, nou kas kas zot», lancent-ils.
 
Ils expliquent qu’ils ne se sentent pas en sécurité d’autant plus que plusieurs vols ont été enregistrés dans des maisons, des commerces de la région, entre autres. D’ailleurs, la police soupçonne les auteurs du cambriolage d’en être à l’origine.

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