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2007, l?année des défis
2006 n?a pas été sa meilleure saison. Les blessures répétitives, le chikungunya, pas le moindre titre pour Azur SC, la suspension à vie de son coach Guito Lepoigneur, Maïta Bassy en a vu des vertes et des pas mûres en un an.
2007 se veut être l?année de nouveaux défis pour la capitaine d?Azur SC. Les Jeux des îles, bien évidemment, demeurent l?objectif de tout joueur qui se respecte et aussi faire un bon championnat sans entraîneur.
Certes, ce début d?année ressemble, étrangement, à la précédente. Maïta revient, tout juste, de blessure. Cette fois c?est son dos qui lui joue des tours. Son équipe, championne 2005 puis vice-championne 2006, vogue dans des eaux dangereuses. Sans coach, cette équipe qui lui tient tellement à coeur, a du mal à se relever des péripéties.
« La suspension de Guito nous a porté un sérieux coup au moral », lance-t-elle.
Après la nouvelle de la suspension, les filles se réunissent et prennent une décision collégiale, pas de Coupe des clubs champions à la Réunion sans leur entraîneur. « Cela ne valait vraiment pas le coup sans Guito. Il a été à la base de cette équipe », ajoute-t-elle.
Le groupe en avait gros sur le coeur. « Il a fallu remotiver tout le monde et rester solidaires. À la reprise des entraînements on s?est concentré sur le travail de groupe afin de rebâtir un certain collectif », confie la jeune femme qui assume, de par sa maturité et sa responsabilité, le rôle d?entraîneur.
Optimiste et parfaitement réaliste, la Flacquoise sait qu?il ne faudrait pas s?attendre à une saison tout feu tout flamme : « On espère tout simplement faire une bonne saison. »
Le challenge est toutefois intéressant. Gagner au moins un trophée sans coach, effacerait toute l?amertume de cette équipe. Il faudra néanmois « retrouver notre solidarité. Le groupe est encore jeune. Comme argument on n?a que la fougue de la jeunesse. Je ne sais pas si ce sera suffisant pour déloger les Vallijee Citizens. Azur n?a pas que des débutantes non plus ».
Pas superwoman
Réussir un bon championnat avec Azur SC remettra Maïta sur de bons rails en marge des Jeux des îles. Actuellement à l?entraînement avec la présélection, Maïta a un bon feeling. « Tout nouveau, tout beau peut-être mais je sens bien ce groupe. Il n?y a pas de conflits entre les filles et ça semble se passer pour le mieux jusqu?ici. Il faudrait cependant voir comment ça se passe durant les déplacements. Le temps nous le dira », estime Maïta.
La sélection féminine mauricienne a été à la ramasse lors des deux derniers Jeux des îles. La raison de ce mal, un manque cruel de solidarité. On se tire dans les pattes et les clans sont légion en équipe nationale.
« Pour que le courant continue à passer entre toutes les filles, il faut maintenir l?esprit de groupe. Ramener tout le monde ensemble », souhaite Maïta.
À 186 jours des Jeux des îles malgaches, tout reste à faire pour bâtir ce groupe qui est entre les mains de Lindsay Wilson.
Elle n?est pas superwoman, comme elle le reconnaît, mais Maïta Bassy reste un élément sur qui on peut compter.
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