Publicité
A 17 ans, il est arrêté pour le viol d?une sexagénaire
Par
Partager cet article
A 17 ans, il est arrêté pour le viol d?une sexagénaire
«Li enn zanfan ki pa boir, ki pa fime e li dan la relizyon.» Le jeune homme de 17 ans que ces gens décrivent a pourtant été arrêté lundi pour le viol d?une sexagénaire. Cela après que cette dernière l?eut identifié. Il a été présenté devant le tribunal de Moka le même jour, sous une accusation provisoire de viol. La police a objecté à sa remise en liberté sous caution. Il restera en détention policière jusqu'au 20 décembre.
Les faits remontent au 2 août. Ce jour-là, la victime, âgée de 68 ans, travaille seule dans un champ de cannes. Le suspect, un habitant de Quartier-Militaire, rôde dans les parages. Il lui demande à deux reprises où se trouvent ses petits-fils, ces derniers étant ses amis. «Zot pa la», lui répond la sexagénaire. Sur ce, il s?éclipse quelques minutes avant de revenir. Et cette fois, il lui aurait lancé, sans ambages : «mo anvi.»
Il lui aurait alors pris les mains pour l?immobiliser et tenter de la ligoter. N?y parvenant pas, il se serait emparé d?un objet en plastique pointu et l?aurait utilisé pour faire croire à la victime qu?il s?agissait d?une arme. C?est ainsi qu?il aurait assouvi ses pulsions sexuelles.
<B>Plusieurs suspects interpelles</B>
C?est une enquête de longue haleine menée par les hommes de l?inspecteur Hemant Lollman et du sergent Raymond de la Criminal Investigation Division (CID) de Moka qui a abouti à l?arrestation de l?adolescent. Plusieurs suspects ont été interpellés sur la base de la description faite par la vieille dame au moment où elle a donné sa déposition, soit le 4 août. Six jeunes hommes ont ainsi été confrontés à elle. Mais elle ne les a pas identifiés. En revanche, le jeune arrêté lundi l?a, lui, été.
Au cours d?une reconstitution des faits mercredi, le suspect a désigné l?endroit appelé Karo Legim à cité Vuillemin, Quartier-Militaire, où il aurait abusé sexuellement de la sexagénaire.
Interrogée au sujet de l?arrestation, cette dernière, encore marquée par ce délit qui remonte à trois mois, nous déclare simplement que «mo pale remet sa kouto la dan enn ple».
Dans le voisinage, cet acte est qualifié d?abominable. «Kouma li finn kapav fer enn soz parey. So gramer ena preske mem laz ki sa bonfam la», lance une quinquagénaire. Personne n?aurait imaginé une pareille chose parce que, maintient-on, le suspect «ti tro bon»?
Publicité
Publicité
Les plus récents