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“Pas de politique”
“Que les politiciens, quel que soit leur bord, n’utilisent plus les écrivains de Rodrigues pour faire de la politique et que les autorités nous traitent avec tous les égards voulus en nous donnent de l’espace pour publier nos œuvres”. C’est la supplique de Karl Gentil, vice-président du Cercle des Ecrivains de Rodrigues (CER) aussi connu comme Plume, lors de la Journée Internationale des Ecrivains.
Fondé en 2004 après un concours organisé par la Commission des Arts et de la Culture, Plume a permis aux écrivains de Rodrigues, une vingtaine, de se regrouper pour des actions communes. D’où l’idée de publier une anthologie des poèmes. On retrouve dans cet aréopage des écrivains, des acteurs, des peintres et, bien sûr, des poètes, entre autres, Jana Collet, James Castel, Jean-Paul Agathe, représentant de la Mauritius Society of Authors (MASA).
En parlant de son livre Mémoire de l’Alizé de 80 pages, on sent que l’écrivain veut donner une nouvelle impulsion aux œuvres d’auteurs rodriguais qui se dévouent corps et âme pour sortir de l’ombre. “Nous ne pouvons plus continuer à déambuler avec nos écrits sous le bras et frapper désespérément aux portes des éditeurs mauriciens pour la publication de nos oeuvres. C’est révoltant, surtout quand certains font la sourde oreille et ne daignent même pas répondre à nos lettres pour prendre connaissance des possibilités qui existent dans le domaine de l’art”, fait remarquer l’auteur. Les auteurs rodriguais sont complètement dans le noir alors qu’à Maurice, il existe toute une légion d’écrivains pour s’exprimer en différentes langues, en développant plusieurs sujets.
Pendant la Journée Internationale des écrivains, Karl a une pensée spéciale pour les écrivains africains et seychellois qui font un travail énorme pour développer le potentiel des jeunes artistes.
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