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“Nouvel hippodrome : 2007 sera une année déterminante”

7 mars 2007, 00:00

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● <B>Gilbert Merven, vous êtes maintenant à la présidence du MTC. À vos yeux, est-ce l’aboutissement d’une longue association avec le monde hippique ?</B>

– Définitivement. Je crois qu’il fallait passer par le commencement. Je pense maintenant que ça me permettra de changer pas mal de choses, surtout que je suis propriétaire de chevaux depuis 1973. Donc, j’ai une bonne expérience dans le domaine des courses hippiques. Je pense qu’il faut faire plus d’efforts en ce qui concerne le dialogue entre toutes les parties concernées.

● <B> Il y a deux ans, vous n’étiez même pas membre dirigeant du Club…</B>

– C’est une question d’appréciation. Quand j’ai voulu poser ma candidature, j’ai postulé. Et la suite, vous la connaissez.

● <B> On se souvient que l’an passé après votre élection comme commissaire administratif, vous avez proposé Jeenarain Soobagrah à la présidence. Celui-ci aurait dû, cette année, accéder logiquement à la présidence. Vos commentaires…</B>

– Il vaudrait mieux poser la question directement à M. Soobagrah puisque c’est lui qui m’a proposé à la présidence cette année !

Gilbert Merven, comment s’est passée votre première année aux côtés de Jean-Michel Giraud, qui avait ouvertement déclaré avoir souhaité l’élection de Michel Coquet à votre place ?</B>

– L’épisode de l’élection des commissaires administratifs l’an dernier fait déjà partie du passé. La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’on a très bien travaillé au sein du board. D’ailleurs, vous verrez qu’on a réussi dans notre tâche si vous considérez les stakes money à la hausse et les subsides accordés aux écuries pour l’achat des nouvelles unités, entre autres. Pendant toute une année, j’ai pu faire entendre ma voix et Jean-Michel en a fait de même. Je pense que cette année passée en tant que commissaire administratif a été pour moi une très bonne expérience et je dois dire que j’ai eu tout son support.

● <B>Jean-Michel Giraud faisait état, tout récemment avant son départ de la présidence, d’un manque de solidarité au sein du board…</B>

– Dans tous les boards administratifs, il y a des situations où tous les membres ne sont pas d’accord sur un sujet précis. Je pense que cela devrait rester entre les membres et non pas sortir sur la place publique.

● <B>Votre prédécesseur est, dit-on, une personne qui n’en faisait qu’à sa tête…</B>

– Il est une personne au franc-parler. Il y a, certes, beaucoup de choses sur lesquelles nous n’étions pas d’accord, mais nous arrivions toujours à trouver un consensus.

● <B>Maintenant que vous êtes à la tête du MTC, quelles sont vos priorités à long et moyen termes ?</B>

– Cette année sera déterminante quant à un éventuel aménagement d’un nouvel hippodrome ou pas. La priorité, c’est aussi de mettre sur pied une ligne de communication plus efficace. Il faut avouer que celle existante s’est beaucoup améliorée depuis l’an passé. Il faut continuer dans ce sens.

● <B>Justement, le transfert des activités à un nouveau site est-il un projet mort-né ? Êtes-vous pour ou contre, pour commencer ?</B>

– En 1994, j’avais présenté une motion lors de l’assemblée générale pour dire que le Champ-de-Mars était dépassé. Je suis toujours du même avis. Cependant, si nous n’arrivons pas à trouver l’endroit idéal, il faudra faire avec. Nous aurons alors à effectuer divers changements à Port-Louis, par exemple, trouver un centre d’entraînement.

● <B>L’idée d’aménager une piscine pour les chevaux au Centre Guy Desmarais à Floréal, par exemple, connaîtra-t-elle une suite ?</B>

– C’est aussi l’une de nos priorités pour la présente saison. Cela demande un investissement conséquent, mais je suis sûr que la piscine sera opérationnelle au cours de la saison. Il faudra bien sûr prendre en considération l’espace disponible.

● <B>Changeons de sujet, voulez-vous. Le MTC, sous l’ancienne présidence, a déclenché une nouvelle guerre contre Globalsports Ltd. Comment gérer tout ça maintenant ?</B>

– Il faut savoir ce qui s’est passé. Suite à la licence que le Horse Racing Board a accordée à GSL en 2006, le MTC a adressé, entre les mois d’avril et novembre 2006, trois demandes officielles à GSL pour obtenir les détails de son actionnariat. N’ayant pas reçu cette information de GSL au mardi 27 février 2007, le MTC a obtenu du Registrar, le même jour, les renseignements recherchés, que le président d’alors, Jean-Michel Giraud, a communiqués aux membres du MTC lors de l’Assemblée générale annuelle de vendredi dernier. Il est à noter qu’à ce jour (NdlR : mardi), GSL n’a toujours pas soumis au MTC l’actionnariat de sa compagnie.

● <B>Parlons courses. Serez-vous propriétaire chez votre frère Patrick Merven ? </B>

– Non. Il n’est pas question que je sois propriétaire de chevaux cette année, peut-être à l’avenir. Mais si mes autres collègues veulent être propriétaires de chevaux, ils sont libres de le faire.

<B>Gavin Glover et Mukesh Balgobin, les deux nouveaux commissaires administratifs, comptent conserver leur tablier de propriétaires…</B>

– Savez-vous qu’en Afrique du Sud, pour devenir commissaire administratif, vous devez être propriétaire de chevaux ? À vrai dire, je n’y vois aucun problème tant que les pouvoirs des commissaires administratifs sont complètement séparés de ceux des commissaires de courses.

● <B>Vous êtes président du MTC et votre frère, Patrick, entraîneur. Selon vous, cette situation ne risque-t-elle pas d’être mal perçue dans le public ?</B>

– Dans tous les pays au monde, il y a des situations similaires. Au Champ-de-Mars également, on a déjà eu une situation identique lorsque Jean Halbwachs était secrétaire et Robert Halbwachs entraîneur d’une écurie. Tant que les gens respectent les règlements, je ne vois pas où il y aurait problème. Il y a une administration au sein du MTC et Patrick Merven aura à se soumettre aux règlements du Club.

● <B> Parlez nous du projet des Club Jockeys…</B>

– Je pense personnellement que l’idée est bonne. Toutefois, il nous faut trouver les bons jockeys.

● <B> Et quid des jockeys mauriciens dans tout cela ?</B>

– Si l’on va de l’avant avec le projet de trois Club Jockeys, un Mauricien y figurera. Les meilleurs jockeys locaux seront fort probablement sollicités par des grosses écuries, comme cela a été le cas lors des précédentes saisons. Je ne pense pas que ce projet, s’il se concrétise, leur causera préjudice.

<I>(Propos recueillis par </I> <B>Eric Betsey et Naseeb Koreeawa)</B>

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