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“Le tennis professionnel, c’est terminé pour moi”
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“Le tennis professionnel, c’est terminé pour moi”
<B>Comment vous est venue l’idée d’organiser le Mauritius Open ? </B>
— Un peu par hasard. C’était à l’époque où j’avais un énorme besoin de reconversion. J’étais en quête d’idées et puis il y a eu les Jeux des îles où le public a manifesté un énorme intérêt. Et comme j’avais déjà organisé des matches d’exhibition avec Andrei Pavel, je me suis laissé séduire par l’idée d’organiser un Challenger.
<B>Au début, le Mauritius Open se destinait à être un tournoi à 25 000 US dollars. Comment est-il passé à 125 000 dollars ?</B>
— C’est grâce à la British American Insurance qui est le principal sponsor de cet événement.
<B>Vous visez des joueurs classés dans les 100 premiers mondiaux. Avez-vous déjà eu des confirmations ?</B>
— Non. Mais j’ai contacté une bonne trentaine de ces joueurs de l’élite. Personne n’a dit non. Il y a donc de l’espoir.
<B>Qui avez-vous contacté?</B>
— Il y a, entre autres, Rainer Schuettler, 12e mondial, Andrei Pavel, 17e, Jonas Bjorkman, 38e, et le 41e mondial, Sargis Sargsian.
<B> Quels sont les facteurs qui motiveront les professionnels à faire le déplacement ?</B>
— C’est un tournoi ATP qui leur permettra d’engranger les derniers points de qualification pour l’Open d’Australie en 2005. En plus, c’est le dernier tournoi du calendrier, ils pourront donc passer leurs vacances à Maurice.
<B>A travers ce tournoi, vous faites aussi la promotion de Maurice comme destination touristique…</B>
— En effet. Nous avons créé un package spécial pour les passionnés du tennis. Les touristes auront l’occasion d’échanger des balles avec les vedettes de la discipline durant leurs vacances. Ce package est fourni par le tour opérateur Solis Indian Ocean.
<B>Vous travaillez également sur le Programme Proam. En quoi consiste-t-il ?</B>
— Proam est le diminutif pour Professionnel-Amateur. Ce sont des échanges que nous comptons organiser les après-midi.
<B>Le Mauritius Open est un projet sur cinq ans. Pourquoi ce chiffre ?</B>
— C’est un bon chiffre pour commencer. Mais notre but c’est d’avoir un tournoi qui dure.
<B>La semaine dernière vous étiez en Afrique du Sud. Était-ce pour le Mauritius Open ?</B>
— Oui. Nous nous préparons déjà pour l’année prochaine. Nous pensons à un circuit Réunion - Maurice - Afrique du Sud.
<B>Est-il vrai que vous aviez également négocié la diffusion de l’événement sur Supersport ?</B>
— C’est vrai mais nous n’avons pas encore eu de réponse définitive. Nous attendons de finaliser les négociations avec la MBC Tv, avant d’aller de l’avant. Si le projet se concrétise, l’événement sera diffusé dans plusieurs pays africains. Supersport et la MBC se partageront les mêmes images.
<B>Il y a aussi des rumeurs sur une International Clinic…</B>
— En effet, l’organisation d’une International Clinic a été évoquée mais rien n’est finalisé. Ce projet vise à offrir aux meilleurs jeunes de l’Afrique l’occasion de se frotter aux meilleurs à travers des échanges.
<B>En quoi ce tournoi bénéficiera aux jeunes locaux ? </B>
— Ils passeront une bonne semaine avec les professionnels. Et puis, même si l’idée de l’International Clinic n’aboutit pas, nos joueurs auront des échanges avec les internationaux.
<B>Le Mauritius Open est votre premier défi en tant qu’organisateur d’événement sportif. Marque-t-il la fin de votre carrière sportive ?</B>
— Oui et non. Le tennis professionnel, c’est terminé pour moi. Mais je compte bien être là pour les Coupes Davis par exemple.
<B>Projetez-vous de participer à l’Open de Maurice ?</B>
— Ce sera très difficile. Je suis bien trop occupé avec l’organisation. Mais on verra…
<B>Quel est votre souhait pour ce premier Mauritius Open ?</B>
— Qu’il soit une grande fête à Maurice et qu’il y ait une symbiose entre les joueurs et le public. J’espère aussi que le tournoi deviendral’un des plus populaires tournois ATP Challenger dans le monde et qu’il se répète année après année.
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