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18 mai 2007, 00:00

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<B>Les astéroïdes tueurs dans le collimateur</B>

Des scientifiques ont réclamé une action mondiale contre les astéroïdes tueurs qui menacent la terre, lors d’un colloque organisé hier à l’International Space University (ISU), situé à Illkirch-Graffenstaden (banlieue de Strasbourg).

“C’est un problème de sécurité mondiale, même si les risques d’accident sont relativement faibles”, explique Roger-Maurice Bonnet, président du Comité mondial pour la recherche spatiale, qui évalue à “une centaine” le nombre d’objets potentiellement dangereux. L’un d’eux, l’astéroïde Apophis, va venir frôler la Terre en 2029, passant à environ 32.000 kilomètres. Dès 2036, ce “gros caillou” de 300 mètres de diamètre pourrait revenir frapper notre planète, causant alors des dégâts considérables. Organisée sous l’impulsion de l’“Association of Space Explorers” (ASE), la rencontre est la première d’une série de quatre qui doit déboucher à l’horizon 2009 sur un projet de traité international qui sera soumis à l’Onu. “Il faut être sûr que si les menaces venaient à se préciser, nous disposerions des outils techniques et politiques nécessaires”, souligne M. Bonnet, en rappelant qu’il est d’ores et déjà techniquement possible d’intervenir sur la trajectoire d’un astéroïde afin qu’il ne percute pas la Terre. Il est ainsi envisageable de positionner un satellite près d’un astéroïde menaçant afin de modifier sur le long terme sa trajectoire en utilisant la force gravitationnelle, explique-t-il.

Comparé aux dommages économiques qu’un astéroïde “impacteur” pourrait causer à la planète – 400 milliards de dollars –, le coût d’une telle opération ne serait pas nécessairement exorbitant: à titre d’exemple, «le lancement d’un satellite capable d’assurer une surveillance complète des astéroïdes coûterait moins d’un milliard de dollars», nuance M. Bonnet. “Grâce aux télescopes de plus en plus perfectionnés, nous pouvons découvrir de plus en plus d’astéroïdes. Nous en connaissons environ 4 000 et à terme, ce sera 400 000”, affirme de son côté l’astronaute américain Russel Schweickart, membre en 1969 de la mission Apollo IX et président de l’ASE. “Nous connaîtrons également beaucoup plus précisément leurs orbites afin de prédire s’ils peuvent ou non nous frapper”, assure-t-il. Du côté des outils politiques, la situation est en revanche nettement moins avancée, aucun texte ne codifiant les décisions à prendre en cas de menace. “C’est pourtant un problème international et pas quelque chose qu’une seule nation peut résoudre”, regrette M. Schweickart. “C’est pourquoi nous allons travailler sur un texte que nous soumettrons (en 2009) aux Nations unies qui pourra ensuite en débattre... pendant des années!”, ironise-t-il. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit ni plus ni moins de“remodeler le système solaire pour améliorer nos chances de survie (...) Nous assurer que l’humanité survivra, de même que les autres formes de vie sur Terre”.

<B>Un gilet de sauvetage du Titanic adjugé 60 000 livres</B>

Un gilet de sauvetage d’une rescapée du naufrage du Titanic, en avril 1912, a été adjugé 60 000 livres lors d’une vente aux enchères avant-hier chez Christie’s à Londres, a annoncé la maison d’enchères. Estimé entre50 000 et 80 000 livres, le gilet a été emporté par un enchérisseur anonyme au téléphone, selon un communiqué.

Il avait été porté par Mabel Francatelli, 30 ans, qui était alors secrétaire de Lady Lucy Duff-Gordon, une célèbre styliste britannique, et avait été signé par les dix hommes et deux femmes qui se trouvaient sur son canot de sauvetage. Ce canot avait été à l’origine de l’une des plus grandes controverses après le naufrage car il n’avait pas fait demi-tour pour secourir les survivants dans l’eau alors qu’il était à moitié vide.

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