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Ça va être magique !
Cela fait des mois qu?on attend ce moment, et aujourd?hui à très exactement 17 h 30, le stade Anjalay sera, l?espace d?un peu plus de deux heures, le centre de l?océan Indien, bien que le spectacle en lui-même ne dure que quarante-neuf minutes.
Portés par un conte écrit par Carlo de Souza, sur une musique du jeune Kabir Gobin, les quelque 1 500 figurants, danseurs, adeptes du roller, motards et enfants, offriront à ceux présents au stade Anjalay pour cette cérémonie d?ouverture un spectacle qui promet d?être une pure merveille et ayant pour thème l?environnement et l?unité nationale. Et tout ça pour un budget colossal de huit millions de roupies.
Dix-huit ans après avoir été à la tête de la conception de la cérémonie d?ouverture et de clôture des deuxièmes Jeux des îles de l?océan Indien en 1985, Jean-Pierre d?Argent renouvelle l?aventure cette année encore?
?1985 ! Ça n?a rien à voir ! Par exemple, le budget pour la cérémonie d?ouverture et de clôture des deuxièmes Jeux des îles était de Rs 875,000?, insiste-t-il.
Mais, cela ne se limite pas uniquement au budget. ?En 1985, c?était quelque chose de très simple. C?était une comédie musicale faisant le récit de l?histoire de l?île Maurice. Pour cette édition, nous proposons un spectacle son et lumière qui, j?espère, restera à jamais gravé dans les mémoires des douze mille personnes qui seront présentes au stade pour l?ouverture?, souligne Jean-Pierre d?Argent.
Si la conception du spectacle est de ce dernier, toute la chorégraphie a été minutieusement orchestrée par Claud-Paul Henry, qui avait déjà travaillé avec Jean-Pierre d?Argent sur la comédie musicale Hommage West Side Story.
?Je n?ai pas hésité une seconde quand Jean-Pierre m?a proposé d?être du projet?, lâche Claud-Paul Henry. Et d?ajouter : ?C?est le plus grand spectacle sur lequel j?ai travaillé. Et ça vous met la larme à l?oeil quand il est sur le point de se concrétiser.?
La chorégraphie, qui comprend sept tableaux, sera exécutée sur une musique de Kabir Gobin, accompganée d?un texte de Carlo de Souza. ?Kabir est un jeune très talentueux. Ça a été un immense plaisir et privilège de travailler avec lui. Quant au conte de Carlo, il est intemporel, il n?y a ni nom, ni date. Bref, il pourrait être lu partout dans le monde et faire passer son message originel : la fragilité de notre écosystème, des valeurs que nous avons longtemps protégés?, explique Jean-Pierre d?Argent. Et de conclure : ?D?ailleurs, le texte se termine ainsi. C?est une musique qui va aller par-delà les montagnes jusqu?aux autres îles??
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