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À la pêche aux diplômes
«Ce n?est pas que je répugne à suivre les traces de mon père en mer, car il n?y a pas de sot métier. Mais je pense que c?est plutôt lui qui ne souhaite pas que je sois pêcheur. Il me dit toujours que c?est un métier très dur. » Ces propos sont de Hans Lutchmanen, l?un des premiers enfantsà bénéficier d?une bourse du FWF pour poursuivre ses études. Cette initiative s?inscrit dans un programme d?aide du ministère de la Pêche pour promouvoir l?éducation parmi les plus démunis.
« Le Fishermen Welfare Fund a été créé en l?an 2002 pour promouvoir le bien-être des pêcheurs et de leurs familles », souligne Girty Éléonore, secrétaire du FWF. Placé sous la tutelle du ministère de la Pêche, cet organisme commence à fonctionner en mars de l?année suivante après la mise en place des structures appropriées. L?une de ses principales activités consiste à accorder des bourses aux enfants des pêcheurs. En effet, faute de moyens, de nombreux enfants qui se trouvent dans cette situation finissent par abandonner les études. Bien que symbolique, cette somme permet pourtant d?alléger les dépenses pour les manuels scolaires, le transport ou les leçons particulières.
Une attention spéciale est accordée aux enfants de pêcheurs qui travaillent sur les bancs de poisson. Girty Éléonore explique que « ceux qui pratiquent la pêche artisanale sont plus proches de leurs enfants parce qu?ils rentrent après leur journée de travail. En revanche, ceux qui travaillent sur les bancs partent souvent pour des campagnes qui durent plusieurs semaines. C?est ce qui fait qu?ils sont plus longtemps absents. De ce fait, l?encadrement psychologique de leurs enfants en pâtit ».
Pour les femmes des pêcheurs, le FWF envisage une formation qui leur permettrait de créer et de gérer leur propre entreprise. Elles pourraient utiliser le produit de la pêche comme matière première pour le transformer en produits finis ou en sous-produits à base de poisson. « En ce qui nous concerne, nous tâcherons de leur trouver un marché, voire des associés, pour qu?elles deviennent plus autonomes », promet Girty Éléonore. Quant aux sponsors (entreprises privées et écoles de formation professionnelle), certains répondent toujours présent quand ils sont sollicités pour une contribution en espèces. Ils permettent aussi à ces élèves arrivés en fin de cycle d?acquérir de l?expérience en leur offrant un stage. Ainsi, Kursley Legoff, un jeune de Roche-Bois, a bénéficié de l?aide du Professional Training Centre Ltd. Cet établissement lui a ainsi proposé des cours à moitié prix. Voilà des initiatives que les autorités se doivent d?encourager pour permettre aux entreprises du secteur privé d?être davantage partie prenante de l?effort d?éducation nationale. Ceci permettrait de rétablir l?équilibre et de donner une chance à ceux qui le méritent vraiment.
<B>1,3 million de roupies ont été déboursées cette année pour financerce programme. d?aide. </B>
Laval JULIE
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