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À la mode, à la mode
Nombril à l?air, string dépassant le jean désormais taille basse, ceinture cloutée, sautoir « longere la sémaine »? Mode : qui peut y échapper ? Faudrait ne pas avoir de radio, de télé chez soi, faudrait vivre sur une île déserte pour ne pas être influencé. Mais voilà, dès qu?on parle d?influence, on rattache ce mot à une litanie de choses négatives.
C?est vrai que nous pouvons parfois être des esclaves de la mode. Si l?industrie de la mode décide que les chaussures à semelles compensées sont de nouveau tendance, hop, nous sommes partants. Si elle décide que les étiquettes doivent désormais se porter à l?extérieur des vêtements, oui, nous adoptons. Si se raser le crâne fait viril, allez tous chez le coiffeur. Faut dire qu?on se laisse facilement manipulés par les médias, la pub, l?industrie.
Et chez les jeunes, c?est encore pire, la mode est même un besoin.
Et puis, on devient matérialiste. Mais si la mode a ses proies, ses défilés, ses boutiques, ses tendances, ses magazines, ses experts, son festival (voir page 29), ce n?est pas toujours qu?une question de superficialité ou de frivolité. La mode n?est pas qu?une histoire d?argent. Elle est aussi une histoire de c?ur, de goût, d?identité, de créativité. Il n?y a pas de quoi se sentir coupable que de vouloir être dans l?air du temps, de se permettre des fantaisies. La mode, c?est aussi une manière de réinventer la beauté, c?est une manière d?être. L?important, n?est-ce pas après tout, de savoir ce qu?on veut être ?
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